C'est en fait le jeudi 09 mai 1940 qu'un bimoteur allemand, sans doute un appareil de reconnaissance, effectue un atterrissage forcé sur le territoire de la commune d'Azy, à 20 km au nord-est de Bourges. Le vendredi 10 mai, la base aérienne d'Avord est bombardée entre 04h45 et 04h55 par cinq appareils qui larguent une trentaine de bombes explosives. Cinq militaires français sont tués, douze blessés, et trois bâtiments dédiés à l'instruction sont rendus inutilisables. Le lendemain, samedi 11 mai, le camp d'Avord subit un bombardement intense de 09h00 à 10h30, en même temps qu'une attaque est menée sur Bourges. Plusieurs centaines de bombes, surtout incendiaires, sont larguées par les appareils allemands qui procèdent par vagues successives et détruisent une trentaine de cantonnements. L'église du camp est gravement endommagée. Quatre militaires français sont tués et dix autres blessés. Le dimanche 12 mai a lieu une nouvelle incursion sur la base aérienne et le camp militaire d'Avord, survolés à deux reprises par un seul avion. Quelques bombes sont lancées sur des hangars sans causer de dommages; d'autres occasionnent des dégâts sur les bâtiments du camp militaire mais ne font pas de victime. Dans les jours qui suivent, les environs du camp sont à leur tour arrosés de bombes. A partir du mardi 4 juin débute l'évacuation de l'école de pilotage vers Royan pour laisser la place aux unités combattantes en retraite (groupes de chasse essentiellement). Le lundi 17 juin marque le départ des groupes aériens d'observation 1/154 et 1/551, dernières unités aériennes françaises, semble-t-il, à quitter la base. Les premières troupes allemandes arrivent à Farges-en-Septaine le mercredi 19 juin mais ce n'est que le dimanche 23 juin qu'entrent les premiers Allemands dans la base d'Avord alors que brûle tout ce qui n'a pu être emmené (réserves de carburant, aéronefs et installations vitales).
Au sud-ouest du terrain, l'ancien abreuvoir, construit par les régiments de cavalerie français stationnés sur le camp d'Avord à la fin du 19e siècle, sert de base pour l'aménagement d'une piscine.
Bonne ballade.