Dès 1833, Balzac pense à écrire un roman sur le thème de la succession. Mais ce n’est qu’entre 1839 et 1840 qu’il travaille à ce qui deviendra La Rabouilleuse.
Le roman parait d’abord sous le titre ‘Un Ménage de Garçon’ mais Balzac raye ce titre sur son exemplaire personnel et le remplace par La Rabouilleuse. Un titre plus mystérieux, plus pittoresque, sous lequel il serait désormais publié. Avec cette appellation, le roman ne pouvait se passer qu’à Issoudun, au cœur du Berry. ‘Rabouiller, explique Balzac, est un mot berrichon qui peint admirablement ce qu’il veut exprimer : l’action de troubler l’eau d’un ruisseau avec une grosse branche pour y pêcher des écrevisses’ .
Si l’écrivain a choisi Issoudun pour cadre, il faut chercher ailleurs le modèle de ses personnages et des événements qui s’y déroulent. En revanche, le quartier Saint-Jean dans lequel vous vous trouvez a une importance capitale dans le roman. C’est sur cette place que Balzac a dressé en vis-à-vis les deux maisons des famille rivales : les Rouget et les Hochon.
« La maison (…) Rouget (…) occupe le milieu de la place Saint Jean, espèce de carré long et très étroit, planté de quelques tilleuls malingres .» La maison Rouget décrite ici appartenait aux cousins de Zulma Carraud, autre figure locale. En 1867 on construisit à son emplacement la Sous préfecture.
En face, au n°4, près du puits, se trouve encore la maison dont Balzac a fait l’habitation de la famille Hochon. Chacune de ces demeures possèdent une deuxième entrée sur une autre rue à l’arrière. Cela permettait toutes sorties clandestines nécessaires aux complots.
La cache que vous cherchez se trouve non loin de la stèle érigée en 1930 par la municipalité en souvenir du passage et de la trace laissée par l’illustre écrivain à Issoudun. Attention, pas de stylo dans la cache.