Ne vous fiez pas à la beauté du site, ici se déroule un véritable drame écologique.
Dans les années 60, l'usine d'aluminerie de Pechiney, à Gardanne (usine crée en 1893) commence à envoyer ses déchets les plus difficile à traiter dans la fosse de Cassidaigne. Ces déchets en ont fait une des plus grande décharge industrielle d'Europe.
Cette usine, qui appartient maintenant à la société Altéo (et dont le proprétaire du site est HIG, un fond de pension américain) produit de l'alumine. pour cette production elle utilise de la bauxite, qui crée des déchets, les "boues rouges".
Depuis le milieu des années 60, 80% des boues rouges sont rejetées en mer, dans cette fosse de Cassidaigne, par un pipeline de plusieurs dizaines de kilomètres, dont 7 km de pipeline sous-marin, qui déverse ses boues à 320m de profondeur. L'usine rejette des dizaines de milliers de tonnes par an, ce qui en ferait le premier pollueur maritime de France.
Sous vos pieds le pipeline de port Miou qui va rejeter 7km plus loin en plein parc national des calanques des milliers de tonnes de boues rouges....
ATTENTION En raison des risques d'incendie, l'accès au massif est très règlementé du 1er Juin au 30 septembre : NIVEAU ORANGE : accès autorisé toute la journée ou NIVEAU ROUGE : accès autorisé uniquement de 06h00 à 11h00 ou NIVEAU NOIR : accès interdit toute la journée Site à aller consulter la veille après 18h ou le jour même ( ou appeler le 0811 20 13 13 )
EDIT : L’usine Alteo de Gardanne, qui rejetait jusqu’au 31 décembre 2015 les boues rouges dans les eaux turquoise des calanques, a dévoilé ce jeudi 15 mars 2018 une solution innovante pour réduire encore la pollution issue de la production d’alumine. Une nouvelle station de traitement au CO2 des eaux résiduelles diminuera dès 2019 les rejets de métaux lourds.
Après les boues rouges, des eaux résiduelles rejetées en mer
Voilà deux ans que les boues rouges ne sont plus rejetées en mer du côté des calanques de Cassis. Mais des eaux résiduelles polluées continuent d’être déversées. Frédéric Ramé, président d’Alteo a dévoilé ce jeudi sa solution « unique au monde » de traitement des eaux résiduelles, afin de les débarrasser presque entièrement des métaux polluants. Un investissement de six millions d’euros après plus de deux années de recherches. Cette station de traitement des eaux résiduelles prendra place au cœur de l’usine de Gardanne et sera opérationnelle au début 2019. Son principe ? Injecter du gaz carbonique dans l’eau pour réduire le PH et augmenter l’acidité. Résultat : les métaux dissous deviennent solides et sont facilement récupérables. Selon le directeur des opérations d’Alteo, Éric Duchenne, les eaux rejetées en mer « seront totalement conformes à la réglementation nationale sur les rejets des installations classées pour l’environnement ». Les seuils autorisés de PH, et de teneur en aluminium ou en métaux lourds polluants comme l’arsenic seront alors respectés. Toujours selon Éric Duchenne, « il reste deux paramètres qui sont encore en dérogation : la demande chimique et biologique en oxygène, qui n’ont pas vraiment d’importance au niveau du rejet en mer. C’est un milieu ouvert sans problème d’oxygénation« . Depuis 2016, en arrêtant de rejeter des boues rouges dans la mer, Alteo avait déjà réduit « de plus de 99,95% le rejet de matières solides et de plus de 99% le rejet de métaux« , précise le président d’Alteo Frédéric Ramé.