Skip to content

Cataclysme du 27 avril 1894 EarthCache

Hidden : 8/4/2016
Difficulty:
5 out of 5
Terrain:
2.5 out of 5

Size: Size:   other (other)

Join now to view geocache location details. It's free!

Watch

How Geocaching Works

Please note Use of geocaching.com services is subject to the terms and conditions in our disclaimer.

Geocache Description:


Un chapitre important de l'histoire géologique du Québec s'est déroulé le soir du 27 avril 1894, le visage de la petite municipalité de Saint-Alban dans le comté de Portneuf change à tout jamais. En soirée, un gigantesque glissement de terrain, considéré encore aujourd’hui comme « la plus terrible catastrophe géologique survenue au Canada de mémoire d’homme », entraîne tout sur son passage y compris une dizaine de maisons, bâtiments de ferme, plus de 100 bêtes a à cornes, 50 arpents de culture et 4 ponts.

Seul le pont de la voie ferrée à Sainte-Anne-de la-Pérade a résisté, mais la compagnie du Canadien Pacifique dut, dès le lendemain de la catastrophe, envoyer quinze wagons de pierre pour consolider les piliers.

L’équivalent de 1,8  milliard de mètres cubes de terre ont remués soudainement et par l'effondrement d'une de ses berges escarpées, a conséquemment débordée jusqu'à ce que ses eaux eussent profondément imprégné le sol de tout le pays voisin, déjà saturé par la fonte des neiges et les eaux de pluies. Quatre personnes perdent la vie lors de cet évènement hors du commun.

Monument de la tragédie sur le rebord de talus en commémoration de l'événement du 27 avril 1894.

 

Le paysage géologique de cette région en porte encore aujourd’hui les marques. Non seulement le lit de la rivière Sainte-Anne a changé, mais le panorama autrefois vallonné a fait place à un immense trou béant. Sans oublier que le déferlement a, à la fois, arraché des terres en amont et créé de nouvelles terres en aval.

À quelques arpents de l'église de St-Alban se trouvait une chute d'une hauteur de plus de 100 pieds, au pied de laquelle était installé le moulin à pulpe de M. Gorrie. Cette usine fut complètement engloutie sous plus de 100 pieds de terre, et la maison de M. Gorrie disparut également. Près de deux semaines plus tard, la rivière,encore grossie et détournée de sa direction habituelle, causa d'importants dommages au village de Sainte-Anne-de-la-Pérade emportant cinq habitations et leurs dépendances et déchirant la rive sur une profondeur de 140 pieds et une longueur de neuf arpents. Les débris causèrent également des dommages aussi loin que sur la Côte-du-Sud.

La nature même du sol est en cause; un épais couvert de sable reposant sur un lit d’argile sensible. Cette dernière a pour caractéristique particulière de pouvoir se liquéfier subitement, expliquant sa grande susceptibilité au glissement de terrain. Le tout, combiné aux fontes rapides des neiges de ce printemps, fait en sorte que les hautes rives escarpées de la rivière Sainte-Anne s’écroulent dans le chenal naturel, bloquant du fait même l’écoulement du flot d’eau. Ce dernier ne dévie pas de son cours, formant ainsi une immense masse d’eau en amont du bouchon. La rétention massive a tôt fait de céder sous la pression entraînant avec elle un amas considérable de débris, provenant des rives affaiblies par les infiltrations d’eau entre la couche de sable glissant sur la couche d’argile. Frappant les rives des nombreux méandres de la rivière, transportant encore plus de débris vers le village de Saint-Casimir, puis vers Sainte-Anne-de-la-Pérade, l’amoncellement gagne finalement le fleuve Saint-Laurent.

Le vendredi 27 avril 1894, vers 19h30, toute la contrée environnante de Saint-Alban était mise en émoi par un fracas épouvantable dont l’écho s’est répercuté, dit-on, à 16 km à la ronde !

Le moulin Gorrie a été complètement englouti par l’éboulis ainsi que 8 fermes et une érablière de 500 ou 600 érables. Les ponts en aval de la chute Gorry, de Saint-Alban, Des Lefebvre et de Saint-Casimir ont été détruits. Une étable de Saint-Casimir a été emportée par l’éboulis. Il y a une arche de l’un des ponts de Sainte-Anne-de-La-Pérade qui a été endommagée sévèrement par la fin de l’éboulis. Les dommages ont été évalués à plus de 300 000 dollars.

Cela a entraîné d’importantes modifications du régime de ce cours d’eau. La rivière est devenue plus large et moins profonde, et l’énorme quantité de sols emportés (équivalente aux apports naturels d’une période de 5 000 ans) ont commencé à se déposer 4 km en amont de l’embouchure jusqu’au fleuve Saint-Laurent. Les sédiments ont bloqué le chenal de la rivière Charest, qui s’est tracé un nouveau lit sur une distance de 500 m avant de confondre sa confluence avec celle du ruisseau Gendron et de se jeter dans la rivière Sainte-Anne.

L’ensablement a aussi provoqué la naissance de petits îlots et réuni des îlots au rivage. Cette catastrophe a marqué la fin de la navigation commerciale en amont de Sainte-Anne-de-la-Pérade, un ralentissement du transport du bois par flottage et un déclin des moulins à scie situés en amont de ce village. Comme conséquence, il faut également noter la fin de la présence du saumon, car il ne pouvait plus venir frayer dans les nouvelles conditions du lit de la rivière.

La rivière Sainte-Anne, gonflée par une rapide fonte des neiges, sort de son lit et cause un gigantesque éboulis. Même si ce dernier ne dura que six à huit minutes, le glissement de terrain est tel que la surface bouleversée a quatre milles de long et une quarantaine d'arpents de large.

 

Ce plateau sablonneux, qui était situé au nord de l'ancien lit de la rivière, s'est effondré de 36 mètres plus bas que son niveau habituel. Ce phénomène géologique s'explique par le fait que le sol est, à cet endroit, formé d'une couche de sable de près de 30 mètres de profondeur reposant sur un lit d'argile à plan incliné. La fonte subite des neiges cette année-là accéléra un processus qui se préparait depuis plusieurs années, par une érosion lente des eaux de source et de la rivière

 

.

 

L'argile sensible est un terme géologique correspondant à de fins sédiments glaciomarins qui, malgré leur apparence solide et stable, peuvent soudainement perdre leur résistance physique et se liquéfier (sous forme de boue) lorsque qu’ils sont perturbés peut causer des glissements de terrain.

 

 

Les glissements de terrain catastrophiques au Québec

  • 1841 : Québec, Québec. Un éboulement détruit des maisons de la rue Champlain. 32 morts.
  • 1852 : Québec, Quebec. Un éboulement détruit des maisons de la rue Champlain à Cap - Blanc. 7 morts.
  • 1864 : Québec, Quebec. Un éboulement détruit des maisons de la rue Champlain. 4 morts.
  • 1870 : Sainte-Geneviève-de-Batiscan, Quebec. Une coulée d’argile sensible, en bordure de la rivière Champlain, a enseveli une maison. 4 morts.
  • 1877 : Sainte-Geneviève-de-Batiscan, Quebec. Une coulée d’argile sensible a enseveli un moulin et la maison attenante. 5 morts.
  • 1889 : Québec, Quebec. Un éboulement détruit des maisons de la rue Champlain. 50 morts
  • 1894 : Saint-Alban, Québec. 1894 - 04 - 27. Maisons de ferme emportées par une coulée massive d’argile sensible. 4 morts.
  • 1895 : Saint-Luc-de-Vincennes, Québec. Maison détruite par une coulée d’argile sensible. 5 morts.
  • 1908 : Notre-Dam -de-la-Salette, Québec.Une coulée d’argile sensible dans la rivière du Lièvre a provoqué le soulèvement d’une vague chargée de blocs de glace qui a détruit des maisons et emporté les victimes. 33 morts.
  • 1910 : Saint-Alphonse-de-Bagotville, Québec. Baraquement de chantier enfoui sous une coulée d’argile sensible provoquée par un dynamitage pendant la construction d’une voie ferrée. 4 morts.
  • 1910 : Coucoucache, Québec. Effondrement d’un remblai de chemin de fer causant le déraillement d’un train de travaux. 6 morts.
  • 1938 : Portneuf-Station, Québec. Coulée d’argile sensible causée par une forte pluie. 9 morts.
  • 1938 : Saint-Grégoire-de-Montmorency, Québec. Un glissement de terrain déclenché par de fortes pluies a détruit un immeuble d’appartements en contrebas. 4 morts.
  • 1946 : Mine Beattie, Duparquet, Québec. De l’argile s’écoulant des parois d’une fosse à ciel ouvert s’est infiltrée dans un puits de mine, tuant 4 mineurs qui s’y trouvaient.
  • 1955 : Nicolet, Québec. Coulée d’d’argile sensible, causant des dommages de l’ordre de 10 M$, notamment la destruction d’une église et de ses annexes. 3 morts.
  • 1962 : Rivière Toulnustouc, Québec. Des travailleurs sont tués par un glissement d’argile sensible déclenché par un dynamitage. 9 morts.
  • 1962 : Saint-Joachim-de-Tourelle, Québec.Coulée d’argile sensible, des victimes en voiture sont tombées dans la niche de décollement. 4 morts.
  • 1971 : Saint-Jean-Vianney, Québec. Une coulée régressive rapide d’argile sensible a emporté 40 maisons et un pont. 31 morts.
  • 1980 : Mine Belmoral, Val D'Or, Québec. Effondrement du toit de la mine déclenché par une coulée de sédiments lacustres dans les galeries. 8 morts.
  • 2010 : St - Jude, Québec. Coulée d’argile sensible a détruit une maison. 4 morts

 

Les types de glissements de terrain

  • Éboulement : Chute libre de pierre ou de sédiments se détachant d'un versant très abrupt, habituellement accompagnée de mouvement de rebondissement ou de roulement.
  • Basculement : La rotation vers l'avant de blocs rocheux ou de sédiments qui se renversent complètement.
  • Glissement : Le déplacement vers le bas de masses de matériaux relativement intacts suivant des plans de faiblesse.
  • Coulé-glissement : Le mouvement vers le bas de sédiments ou de pierres s'apparentant au mouvement de fluides.
  • Étalement : L'agrandissement de la zone occupée par des blocs de sédiments ou de roche sur une pente douce.
  • Avalanche de roche
  • Glissement complexe

 


 

Pour remonter dans le temps et en connaitre un peu plus sur le cataclysme de St-Alban, je vous invite à lire 2 ouvrages passionnantes qui dévoilent l'ampleur de la tragédie du 27 avril 1894.

En format PDF : 14 Naufragés et Le Cataclysme ou en ligne : 14 Naufragés et Le Cataclysme

Puisque les ponts en points de références sont inclus dans la tragédie, il vous sera nécessaire de vivre les transformations actuelles en les parcourant et les décrire pour les questions 9 et 10.

1: Ce Cataclysme est dû à quoi ? Nommer une ou plusieurs de ces réponses.
- D'un tremblement terre
- Du séïsme de février 1663
- Des suites d'une explosion souterraine quelconque
- D'un glissement pure et simple d'une masse énorme de sable et d'argile
- Des barrages

- D'une coulée argileuse
- De l'érosion fluviale
- D'un effondrement convulsif
- De fontes rapides des neiges du printemps
- D'une inondation
- D'une crue des eaux

- D'un épais couvert de sable et d’argile
- D'une déforestation de pente
- D'une diminution des appuis en pied de pente
- De
la densité de la population qui amplifie la demande de construction de quartiers et de voies de transport

2 : Quelle-est la hauteur de la falaise de la Chute Gorry à partir du niveau de la rivière ?
3 : De quel sol est composé la falaise en aval de la Chute Gorry ?
4 : En circulant sur les rangs de la rivière Noire et St-Joseph, que remarquez-vous à votre droite entre le monument commémoratif et la Chute Gorry ?
5 : Quelles sont les coordonnées d'un petit glissement de terrain où il y a des arbres déracinés avant d'arriver aux Chutes Gorry ?
6 : À l'aide de Google Map Satellite : Où est situé la Queue de la Poêle dont ont parle dans le PDF de la page 61 : les14naufragsd00fr.pdf
7 : Combien de fois pouvez-vous emplir le stade olympique de Montréal dans son entier avec 1,8  milliard de mètres cubes de terre ?
8 : Quel nom donne-t-on à l'argile sensible ?
9 : Quelles-sont les altitudes, hauteurs des ponts par rapport au niveau d'eau et les largeurs de la rivière ?

  • Des Lefebvre
  • De St-Casimir
  • De St-Alban
  • Des Cascades
  • De Ste-Anne-de-la-Pérade

10 : Voyez-vous des signes d'érosion sur les berges près des ponts ?

  • Des Lefebvre
  • De St-Casimir
  • De St-Alban
  • Des Cascades
  • De Ste-Anne-de-la-Pérade

 

Note: Un log sans mon approbation = un log supprimé.

Optionnel : Photos avec votre GPS.

 

Additional Hints (No hints available.)