Un peu d'histoire
L'économie du village, qui, au début du XXe siècle, s'appuie sur l'agriculture et l'exploitation forestière, devient dépendante de l'économie d'Arvida, Kénogami et Jonquière à mesure que de plus en plus de travailleurs de ces villes y élisent domicile dans les années 60. La municipalité manque de place et décide de construire un nouveau quartier sur un sol marécageux avec des terrains à très bas prix et des taxes très peu élevées, décision que conteste quelques citoyens, car ils ont baptisé ce secteur le boulevard des bottes de rubber, qu'il y a deux lacs pas de fond et défendu d'y aller. Un vieux cultivateur de l'endroit est allé au conseil municipal pour leur signifier que s'ils construisaient là, qu'ils allaient ramasser les maisons dans le Saguenay.
La soirée du mardi 4 mai 1971 s'annonce paisible, malgré la présentation à la télévision du premier match de la finale de la coupe Stanley entre les Canadiens de Montréal et les Blacks Hawks de Chicago. Malgré des bruits d'écoulement souterrain dans le sous-sol de certaines maisons ou l'agitation de plusieurs animaux de compagnie depuis quelques jours, la population de Saint-Jean-Vianney n'appréhende aucunement le drame souterrain qui se prépare à son insu.
Soudainement, vers 23 heures, un glissement de terrain sans précédent entraîne toute la population de Saint-Jean-Vianney dans une affreuse tragédie. Immédiatement, la perte d'électricité laisse les gens dans l'obscurité la plus complète, la terre vrombissait, les transformateurs explosaient. Tout à coup, malgré la noirceur, on voit une dizaine de maisons disparaître dans une coulée de boue.
Point de vue géologique
Du point de vue géologique, cette tragédie est l'aboutissement de centaines d'années de préparation; elle est provoquée par les eaux d'infiltration qui mine graduellement la cohésion de l'argile. Le phénomène naturel arrive sans avertissement. Dès les premières minutes, plusieurs résidences et automobiles disparaissent dans l'énorme rivière vaseuse qui draine des tonnes d'argile en direction de la rivière Saguenay.
Le trou en forme de cercle d'environ 300 mètres de diamètre et de 60 mètres de profondeur s'étend sur une bonne partie du village, surtout dans le secteur résidentiel. Après la terrible tragédie, il y a eu d'autres affaissements mineurs dans les heures qui suivent.
La catastrophe de Saint-Jean Vianney a provoqué un développement accéléré de l'étude des éboulis et des glissements de terrain au Québec. Après l'affaissement du 4 mai 1971, un grand nombre de géologues et d'ingénieurs ont étudié les causes de ce cataclysme. En ce qui concerne le secteur de Saint-Jean Vianney, les chercheurs ont découvert des affaissements anciens, qui auraient peut-être permis une certaine forme d'anticipation.
Les données historiques rapportées par les observateurs du temps supportent le lien entre le séisme de 1663 et les mouvements de terrain dans la région de Betsiamites, du Haut Saguenay, de Charlevoix et Mauricie, bien que prenant en note les divers mouvements de terrain rapportés, un spécialiste n’accorde pas trop d’importance à ces derniers, car selon lui, « il y a trop de facteurs qui ne sont pas spécifiquement sismiques dans le déclenchement d’un glissement de terrain : la nature du sol, le temps d’accumulation de sa masse jusqu’à équilibre instable, le pendage du lit rocheux, l’huilage occasionnel par l’eau, etc. pour que ce phénomène puisse être utilisé comme critère d’une intensité sismique et surtout pour qu’il permette d’attribuer une intensité fixe à tous les glissements de terrain coïncidant avec le séisme».
Étude géotechnique
Suite à cet événement, plusieurs études furent entreprises qui conduisirent à recueillir un grand nombre de données. L'installation de piézomètres et les forages effectués ont été concentrés aux abords du cratère et des berges du ruisseau Petit Bras.
Bilan de la tragédie
Le trou en forme de cercle d'environ 300 mètres de diamètre et de 60 mètres de profondeur s'étend sur une bonne partie du village, surtout dans le secteur résidentiel.
Le glissement de terrain catastrophique du 4 mai 1971 à Saint-Jean Vianney s’est développé à l’intérieur de la cicatrice d’un glissement de terrain plus ancien de dimension beaucoup plus grande.
Le glissement de terrain, long d’un kilomètre et demi, large de 400 mètres et d’une profondeur de 30 mètres.
Le bilan de la tragédie de Saint-Jean Vianney demeure impressionnant : 31 personnes perdent la vie, les pertes matérielles s'élèvent à plus de 2 millions de dollars, 42 maisons sont anéanties, le nombre de famille sans logis est d'environ 240 et une population de près de 1 700 personnes doit envisager très sérieusement d'aller s'installer ailleurs.
Les milliers de tonne de sable et de glaise se sont précipités avec une telle force dans la majestueuse Saguenay qu'au confluent des deux cours d'eau, un pont bâti 2 ans auparavant est disparu sans qu'on puisse en déceler les débris. Seul un paysage lunaire d'une uniforme grisaille subsiste, là ou auparavant se trouvaient des terrains de ferme.
De légères secousses sismiques ont été ressenties le mercredi 5 mai 1971.
Qu'est-ce qu'un glissement de terrain?
C’est le mouvement vers le bas d’une masse de sols, sous l’effet de la gravité, entraînant tout ou une partie d’un talus. Dans les sols argileux du Québec, le phénomène se produit généralement de façon subite.
Cartographie des zones exposées aux glissements de terrain dans les sols argileux
Les parties de territoire susceptibles de subir des glissements de terrain se situent, pour la plupart, le long des cours d’eau et des talus constitués de sols argileux. La cartographie a pour but de déterminer les zones exposées aux glissements afin d’en tenir compte dans la planification de leur utilisation. Plusieurs municipalités possèdent déjà des cartes à cet effet. (mais souvent ces cartes dorment dans les tiroirs au lieu d'être sur un babillard)
L’inclusion de ces parties de territoire dans une zone ne signifie pas qu’un glissement de terrain surviendra sur un site donné. Elle indique plutôt la présence d’un ensemble de caractéristiques qui prédispose la zone à un tel événement et qu’il faut, par conséquent, être très prudent.
En revanche, un site localisé à la limite extérieure d’une zone n’indique pas qu’il ne sera jamais touché par un glissement de terrain, mais plutôt que la probabilité qu’il le soit est extrêmement faible.
308 ans avant la tragédie "Terraemotus stupendi"
Le 5 février 1663, à 17h30, un grand tremblement de terre secoua les centres de peuplement de la Nouvelle-France dans la vallée du Saint-Laurent. Il s’accompagna de vastes glissements de terrain le long de plusieurs cours d’eau gelés, qui entraînèrent l’effondrement de berges et le déracinement de forêts. Des bâtiments dans les trois avant-postes coloniaux français de Québec, Montréal et Trois-Rivières furent secoués et des cheminées s’écroulèrent. On se rendit compte plus tard que des secousses avaient été ressenties, à divers degrés, de Montréal jusqu’en Acadie et plus au sud en Nouvelle-Angleterre. Aujourd’hui, les sismologues sont d’avis que le tremblement de terre fut parmi les plus importants jamais enregistré dans le nord-est de l’Amérique du Nord.
La première secousse principale était terminée. Elle avait duré près de cinq minutes. Une autre se fit sentir tard cette même nuit. Au cours des sept mois qui suivirent, il y eut une série de secousses et de tremblements, certains fréquents et d’intensité moyenne, d’autres plus violents, quoique moins nombreux. Ceux-ci s’accompagnaient de grondements sourds semblables au tonnerre ou de soudaines détonations semblables à des coups de canon provenant de sous la terre, ainsi que de « torches et de globes de feu » émanant du sol et semblant disparaître dans l’air.
Tous les savants s’entendent pour dire que le tremblement de terre de 1663 fut très puissant. Certains suggèrent même qu’il pourrait s’agir du plus gros séisme jamais attesté dans l’est de l’Amérique du Nord.
Les recherches les plus récentes indiquent que l’épicentre du séisme était probablement situé à 200 kilomètres au nord-est de Québec, dans le bassin supérieur du fjord du Saguenay, peut-être dans la région de la Baie des Ha ! Ha !. Le fjord du Saguenay est à proximité de la zone sismique de Charlevoix, la plus active de l’est du Canada, avec en moyenne un séisme tous les jours et demi détecté par les sismographes. En supposant que le fjord du Saguenay ait été l’épicentre du grand tremblement de terre de 1663, certains sismologues parlent désormais d’un réseau régional de failles Québec-Charlevoix-Saguenay. Six séismes de magnitude 6 ou plus sur l’échelle de Richter ont frappé cette région ; mais seul le tremblement de terre de 1663 a atteint une magnitude estimée de 7 sur l’échelle de Richter.
Les géophysiciens ont confirmé l’occurrence d’importants glissements de terrain dans l’argile sensible de la région. De nouveaux glissements de terrain non attestés dans les écrits de l’époque ont également été découverts. Les plus importants sont les vastes glissements sousmarins et subaériens détectés dans le fjord du Saguenay lui-même, le plus grand d’entre eux ayant déposé un total de plus de 200 millions de mètres cubes d’argile, de vase et de sable dans la rivière Saguenay.

Région du fjord du Saguenay montrant les divers éléments
(a) la localisation des glissements de St-Jean-Vianney (SJV) de 1663 et de 1971,
la rupture dans la baie des Ha! Ha!, glissements latéraux,
position de l’escarpement de la faille de Ste-Marguerite et du glissement du Mont Éboulé,
ainsi que la trace de la faille possiblement réactivée en 1663 (F, voir aussi en b et c)
et qui est le lieu choisi pour représenter l’épicentre de 1663 au Haut Saguenay.
c : prolongement possible de la faille près de l‘escarpement sous-marin ainsi qu’un aperçu de l’escarpement longeant la faille.
d : zone du bassin central montrant une dépression, dont la forme est partiellement contrôlée par un linéament qui se prolonge aussi sur terre.
Le glissement de terrain catastrophique du 4 mai 1971 à Saint-Jean-Vianney s’est développé à l’intérieur de la cicatrice d’un glissement de terrain plus ancien de dimension beaucoup plus grande, celle du glissement de terrain de 1663.
Le continent
Les glaciations continentales récentes qui ont modelé le relief du socle rocheux (sommets adoucis, et vallées surcreusées et parfois élargies) et qui ont enfoncé le continent. À la fonte du glacier, la mer « Laflamme » a profité du bas niveau temporaire du continent pour envahir les basses terres de la région et y laisser des argiles et des sables marins jusqu’à l’ouest du lac Saint-Jean. Finalement, la remontée du continent a exposé ces dépôts marins à l’érosion normale des terres émergées, érosion qui se manifeste régulièrement par des décrochements et des glissements de terrain.

Le glissement de 1663 forme une vaste cuvette de 7,5 km de longueur par 4 km de largeur
(superficie d’environ 22 km2)
et d’une cinquantaine de mètres de profondeur entre les rivières Shipshaw et aux Vases .
Il s’agit de deux glissements rétrogressifs majeurs emboités l’un dans l’autre.
Le roc dans le secteur de Saint-Jean Vianney se compose d’anorthosite (« granite noir »), une roche intrusive datant 1,160 millions d’années et mise en place pendant la construction de la chaîne du Grenville (1,190 à 980 millions d’années. L’érosion profonde de la chaîne du Grenville (20 à 25 kilomètres d’épaisseur dans la région) et les diverses dislocations et collisions de plaques tectoniques qui ont suivi ont donné au socle cristallin des Laurentides son aspect actuel. Dans la région du Saguenay – Lac-Saint-Jean, ce socle est traversé par le graben du Saguenay et de nombreuses zones fissurées dont la présence a pu contribuer aux glissements de terrain de 1663 et de 1971 à Saint-Jean Vianney.
Les travaux de remédiation géotechnique ont été effectués. La pose de gabions a très bien réussi à stabiliser le niveau d’érosion du ruisseau Petit-Bras, mais donne des résultats mitigés pour les rives des ruisseaux qui se sont développés au fond de la cicatrice de 1971. Les nombreux piézomètres, posés dans le secteur de Saint-Jean Vianney, ont été visités régulièrement pendant des années pour suivre les variations de niveau de la nappe d’eau souterraine.
Les berges du cratère ont été abaissées pour empêcher que des éboulis et des petits glissements ne puissent détruire les gabions. Une tranchée a été excavée d'ouest en est le long de la route régionale 172 pour rabattre la nappe phréatique, empêchant ainsi le débordement vers le cratère et pour faciliter l'écoulement de l'eau vers le lit de la rivière Petit Bras.
Les mouvements de masse
Les pentes douces d’une colline peuvent sembler stables, puis s’affaisser soudainement , avec parfois des résultats désastreux si les forces qui les maintiennent sont affaiblies par la pluie, le défrichement, ou un événement géologique tel qu’un séisme (séismes sous-marins fjord du Saguenay).
Une partie du village de Saint-Jean Vianney est engloutie lors d'une coulée rétrogressive de sept millions de mètres cubes d'argile dans la rivière Shipshaw et dans la rivière Saguenay.
Les mouvements de masse peuvent provenir du dynamitage, de la circulation sur les routes principales et les voies ferrées et des excavations massives dans le roc. Deux semaines avant le glissement de terrain du 4 mai 1971, plusieurs signes pouvaient laisser présager un problème. Un de ces problèmes concernait les camionneurs. Les conducteurs de poids lourds avaient remarqué un phénomène plutôt bizarre. Lorsqu'ils traversaient le village, et plus particulièrement le quartier résidentiel, ils avaient de la difficulté à maintenir la vitesse de leur camion même s'il n'y avait aucune pente apparente. Ils avaient de la difficulté à avancer comme s'ils montaient une côte. Après leur passage, le sol reprenait sa forme d'avant.
Un sapement à la base du talus. C'est l’un des facteurs majeurs à l'origine des glissements de terrain. Ex.: Érosion des cours d'eau dans les parties concaves des méandres, les crues et les travaux d'excavation.
Des extraits de texte parlent que le ruisseau du petit bras est pointé du doigt dans la cause du glissement de St-Jean Vianney. Des études ont été entreprises pour solidifier ce ruisseau et empêcher la progression de l''érosion en installant des gabions sur chaque côté. Ces gabions limitent la capacité érosive du cours d’eau en dissipant son énergie et en maintenant le niveau du seuil où ils sont installés. La stabilité relative du site depuis 45 ans témoigne de leur efficacité.
La présence de matériel bouleversé tel les débris d'un glissement ancien peuvent contribuer à l'infiltration différentielle des eaux comme c'est le cas à St-Jean Vianney.
Les travaux de construction résidentielle à proximité des talus de terrasses argileuses provoquent une surcharge de poids, modifient les conditions de drainage et favorisent l'infiltration dans les argiles fissurées.

Le glissement de terrain de Saint-Jean-Vianney qui s'est produit le 4 mai 1971 fut redevable aux facteurs suivants:
- Des argiles thixotropiques révélées par les cicatrices de plusieurs anciens glissements dans un court rayon.
En réponse à une contrainte (agitation mécanique, ondes sismiques, cisaillement) sa viscosité diminue fortement. Autrement dit, il passe de l’état solide à l’état liquide.
- Un mauvais drainage superficiel de cette argile que soulignent la multitude de petits lacs et la teinte très sombre des sols fortement humides.
- Des apports d'eau en provenance de l'amont canalisés au bas de la cicatrice de glissement.
- Un ancien bassin d'écoulement inscrit dans le substratum.
- Caractère hétérogène du matériel développant des zones discontinues d'infiltration.
- L'apparition soudaine de plusieurs sources d'eau dans la cicatrice de l'ancien glissement.
- Une nappe phréatique élevée.
- Maintien de l'humidité dans le sol par les eaux accumulées dans le réservoir créé dans la rivière Shipshaw.
- L'érosion active sur les versants immédiats de la rivière aux Vases.
- Des modifications apportées aux conditions d'écoulement superficiel des eaux par suite du déboisement.
- La déclivité du substratum.

Hypothèse des experts
Le glissement de terrain survenu à Saint-Jean-Vianney est de type « coulée argileuse ».
Ce type de glissement de terrain est commun pour l’ensemble du territoire québécois et il survient dans des argiles sensibles au remaniement.
Un premier mouvement a été observé le long du ruisseau du Petit Bras quelques jours auparavant.
L’évacuation des débris de ce glissement a laissé une paroi haute et raide à la limite de la stabilité.
Lorsque ce type d’incident se produit, les pressions d’eau diminuent dans la paroi arrière du glissement.
Quelques jours plus tard, les pressions d’eau se sont ajustées dans la paroi créant ainsi une succession de ruptures dans le sol argileux.
Cette succession de glissements de terrain a laissé une cicatrice d'une superficie de 30 hectares pour une rétrogression de 580 mètres.

Un petit glissement de terrain non corrigé peut aboutir à un grand glissement de terrain,
autrement dit un petit glissement peut en cacher un grand.
Zone rouge premier glissement le 20 avril - 1,8 hectare et une profondeur de 300 pieds.
Zone bleue : celui du 5 mai 1971 - 32 hectares et la profondeur variant entre cinquante et cent pieds.
Glissements fortement rétrogressifs : ils affectent non seulement le talus, mais aussi
d'immenses bandes de terrain à l’arrière du sommet du talus. Les débris constituent une
masse importante et peuvent s'étaler parfois sur des distances considérables. Leur
dimension peut atteindre plusieurs dizaines à centaines de mètres. Celui-ci constitue un risque majeur en
raison de son amplitude et de son caractère dévastateur.

Le ruisseau Petit Bras, un affluent de la rivière aux Vases.
Selon la plupart des hypothèses, ce dernier serait à l'origine de tout le phénomène.
Le 20 avril 1971 à 17 h, chez un citoyen du village près du ruisseau Petit-Bras, un premier glissement de terrain se produisit. Il avait une superficie de 1,8 hectare (200 000 pieds carrés) et une profondeur de 91 m (300 pieds). Après ce premier glissement, il n'y a pas eu de réaction, ni de rapport fait de la part des dirigeants du village. Ce glissement a ouvert la porte pour provoquer le glissement majeur deux semaines plus tard.
Pourquoi une telle catastrophe?
Il existe une cinquantaine d'hypothèses, par contre celle qui est la plus plausible est celle-ci :
Le territoire de St-Jean Vianney est composé de quatre cours d'eau importants: à l'est la Rivière-aux-Vases, à l'ouest, la rivière Shipshaw, au Sud la rivière Saguenay et au Nord le ruisseau Petit-Bras, le moins connu, mais non le moindre. Selon la plupart des théories ce ruisseau serait à l'origine de tout le phénomène. Les spécialistes responsables de la recherche par rapport au désastre ne croient pas que le cataclysme du 4 mai 1971 a été provoqué par l'aménagement du quartier domiciliaire, mais plutôt par les travaux exécutés quelques années auparavant sur le ruisseau Petit-Bras. Le rôle de celui-ci était surtout de drainer les terres avoisinantes. Il avait été creusé et élargi parce qu'on craignait qu'il ne suffise pas à la tâche.
C'est justement à ce moment-là qu'on a commis une erreur incroyable en creusant ainsi ce cours d'eau pour grossir le débit. On lui a enlevé la perméabilité de son lit qui était constitué d'un matériau sablonneux. L'érosion du sol a ensuite eu raison du sable d'autant plus facilement que la pente du cours d'eau, non modifiée, n'était pas suffisante et que son lit n'était plus pourvu de cette membrane qui le rendait imperméable.
Le ruisseau Petit-Bras n'est plus suffisant et son lit est désormais perméable. Avec les années et l'infiltration de l'eau, l'angle du sous-sol s'est modifié graduellement et un immense bassin souterrain s'est formé, ce qui déstabilise l'ensemble jusque sous le quartier résidentiel du village.
À force de vibrations causées par les activités du village, le sous-sol, qui n'avait plus de point d'appui, s'est affaissé complètement. Les débris ont été emportés par le Petit Bras, qui se déverse dans la rivière aux Vases, affluent du Saguenay.
La catastrophe est due à l'expansion de la nappe d'eau souterraine située sous la zone du sinistre. Elle viendrait des réparations effectuées sur le ruisseau Petit-Bras... D'après cette nouvelle théorie, la catastrophe aurait été provoquée par la fonte des neiges. Le sol n'aurait pas été assez imperméable, ce qui aurait augmenté la nappe d'eau souterraine et lui a enlevé tout son appui.
Entre le 20 avril et le 4 mai 1971, les conducteurs de poids lourds avaient remarqué un phénomène plutôt bizarre. Lorsqu'ils traversaient le village, plus particulièrement le quartier résidentielle, ils avaient de la difficulté à maintenir la vitesse de leur camion comme s'ils montaient une pente qui n'existait pas. Après leur passage, le sol reprenait sa forme.
Autre signe qu'on a remarqué pendant ces deux semaines: le comportement anormal des animaux, des bruits, des sons et des vibrations.
D'autres signes évidents:
On découvre différents petits glissements de terrain qui se produisent aux niveaux inférieurs des escarpements. Il y a aussi différents bruits qui proviennent de conduits comme les drains, les égouts, les aqueducs. De plus les habitants observent des problèmes dans le fonctionnement de leurs portes et fenêtres. Ils avaient par exemple de la difficulté à verrouiller les portes et à les ouvrir.
Ce texte est le résumé de plusieurs récits télévisuels, d'écritures en document PDF, de photos, de vidéos Youtube et de pages web que j'ai consulté.
Questions :
1 - Aux Coordonnées: N 48° 28.372 W 71° 12.586 et N48 28.416 W71 12.707 du ruisseau Petit-Bras, voyez-vous des gabions d'installer dans ce secteur, si oui de quelle hauteur et largeur ? Voyez-vous le fond du ruisseau qui a été élargi et creusé à cet endroit ? Décrivez la composition des sols sur les berges du ruisseau.
2 - Qu'est-il écrit en avant du monument érigé en mémoire de la tragédie ?
3 - Quelles sont les coordonnées de la plaque commémorative dans le cimetière de Shiphaw Dam ?
4 - Que pouvez-vous voir à 1 km et 325° degré du château d'eau ?
5 - Voyez-vous des signes d'érosion, de glissement de terrain et quelle est la hauteur du pont qui a été arraché sur le Chemin des Terres Rompues ?
6 - Selon vos observations sur le terrain, le trou de bouette où les VTT s'en donnent à coeur joie, faisait-il partie du glissement du 4 mai 1971 ?
7 - Que voyez-vous au fond des deux rues parallèles du secteur des résidences , là où le glissement de terrain a emporter plusieurs maisons dans le cratère ?
Optionnel : La prise de photos est permise.
Les photos qui montrent des spoilers sont interdites.
Autrement dit : tous les endroits qui pourraient révélés les réponses aux questions posées. Exemple : L'écriture en arrière du monument commémoratif