
Parmi les hommes de la 101st Division américaine se trouvait une poignée de soldats spécialement entrainés pour la destruction d'objectifs en arrière des lignes ennemies. Ils composaient une sous-unité du quartier général régimentaire du 506th Parachute Infantry Regiment. Au départ l'unité était composée de 13 hommes qui allaient très vite se démarquer du reste de la division. Ils avaient un mépris général de toute autorité militaire, mais possédaient une bonne dose de courage. Rapidement ils reçurent le sobriquet de Filthy Thirteen (Les 13 dégeulasses).

Leur surnom provient de l'entrainement en Angleterre. Pendant cette période ils ne se lavaient et rasaient qu'une fois par semaine, idem pour les uniformes qui ne furent jamais lavés, mais contrairement aux idées reçues ces hommes n'étaient pas composés de détenus des prisons militaires. Le groupe était commandé par le sergent Jake McNiece, un métis à moitié indien natif d'Oklahoma. Le 5 juin alors que les parachutistes se préparaient sur le terrain d'Exeter, le sergent se rase la tête à la façon des Iroquois et se fait des peintures de guerre sur le visage, pour renforcer l'esprit de corps ses hommes font de même. Celà fera peu être peur aux Allemands qu'ils verront une fois en Normandie, mais alimentera également la légende des parachutistes indiens propagée par certains civils français.
Leur mission consistait à la capture d'un pont à Brévands avec l'aide des membres du 326th Airborne Engineer Battalion. (génie aéroportée de la 101st division). Au cours des semaines suivantes le sergent Jake McNiece va perdre beaucoup de ses hommes. L'histoire de cette petite unité inspira Hollywood et servit de modèle au film "les douze salopards" (The Dirty Dozen).

Source : Normandie-1944, L'été de la Liberté