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Welcome to ... Salin de Giraud

A cache by SISABIEL Send Message to Owner Message this owner
Hidden : 12/13/2016
Difficulty:
1.5 out of 5
Terrain:
1.5 out of 5

Size: Size:   micro (micro)

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Geocache Description:


Welcome to... Salin de Giraud


Cette série a pour but que chaque ville et village possède sa cache de bienvenue. Ces caches sont relativement simple, faisable en vélo comme en voiture.
N'hésitez pas à en poser par chez vous ;)

Salin-de-Giraud a été créé en 1856 lors de l'implantation de la société Henry Merle, chargée de fournir le sel pour l'usine chimique de Salindres, près d'Alès (Gard), qui produisait de la soude (= carbonate de sodium). Henry Merle (dont le site passera ensuite aux mains de Péchiney puis des Salins du Midi), a été rejoint par le chimiste belge Ernest Solvay, qui a fondé au même endroit un second site industriel en 1895, destiné à utiliser le sel ainsi récolté pour fabriquer du carbonate de soude suivant son procédé mis au point en 1863.

La ville s'est alors construite en opposant deux zones, chacune associée à une usine (le quartier Péchiney et le quartier Solvay), sur un plan en damier typique des cités ouvrières de la seconde moitié du XIXe siècle. Larges rues, groupes d'habitations séparés par des jardins publics ou privés, places, utilisation de la brique en façades, nombreux lambrequins en bois subsistant sur les débords de toitures, ancienne usine et sa maison de maître, etc. En cela, Salin-de-Giraud constitue un exemple particulièrement intéressant de l'urbanisme industriel et ouvrier du XIXe siècle, totalement en rupture avec l'architecture locale et révélateur des utopies patronales paternalistes, créant ex-nihilo une cité pour les ouvriers. Ainsi des longs bâtiments rectangulaires du quartier Solvay, construits avec des briques et des ouvriers importés du Nord, qui valent au village le surnom de "corons en Camargue", assez spectaculaire dans ce paysage provençal.

Des cartes postales du début du XXe siècle entretiennent le souvenir de cabanes de sagne péri-urbaines. En 1914, il y en avait 22, habitées par des ouvriers sauniers (ou saliniers). Aujourd'hui, elles ont toutes disparu : déjà en 1943, il n'en restait plus qu'une d'après la carte des « Cabanes et bergeries en Camargue, en 1943 », publiée dans le volume « Provence » du Corpus de l'architecture rurale française. Étant donné la date de fondation du village, il est vraisemblable que les cabanes salinières furent construites dans la deuxième moitié du XIXe siècle.

Cité pionnière et prolétaire, Salin-de-Giraud a donc grandi des vagues successives d'ouvriers, venus se livrer aux tâches particulièrement éprouvantes de l'extraction et de la transformation du sel. Si les deux compagnies ont d'abord trouvé leur main-d'œuvre dans les départements pauvres voisins, le Gard ou la Lozère notamment, ou en provenance d'Italie, la saignée de la Première Guerre Mondiale les oblige à élargir le recrutement, notamment de la part de Péchiney, entreprise moins rétive à rassembler des communautés venues d'ailleurs. Les usines embauchent alors des Espagnols, des Russes, des Baltes, et notoirement des Arméniens, fuyant le génocide, et des Grecs. Ces derniers sont originaires, pour la plupart, d'Asie Mineure (l'actuelle Turquie dont les chassent la "catastrophe" de Smyrne et la répression des Jeunes-Turcs, au tournant des années 1910-1920) ou des îles du Dodécanèse, face aux côtes turques. Salin-de-Giraud compte ainsi encore de très nombreux descendants d'immigrés de Kalymnos, une petite île célèbre pour ses pêcheurs d'éponges. Marqué par la tradition camarguaise dont attestent par exemple les arènes situées en son cœur, le village doit aussi une part de son identité singulière à cette diaspora, présente à travers son église orthodoxe (un long bâtiment bas, repeint de bleu et de blanc, offert par les Salins du Midi), ou par les fêtes qu'elle organise régulièrement, avec danses et nourritures traditionnelles de Kalymnos.

Au quartier Molinari, un petit quartier éloigné du centre d'environ 1500 mètres, de longs bâtiment de 30 mètres sur une largeur de 5 mètres abritaient des appartements très rustiques pour des familles ou pour des célibataires : une arrivée d'eau dans une pièce qui servait de cuisine, de salon, de salle de bain. Il n'y avait aucuns frais (logement, eau, électricité, médecin, infirmière). Les habitants avaient des bons pour obtenir le nécessaire (nourriture), on leur fournissait de la paille pour réaliser leur matelas, et, de plus, un lit à treillis.

Salin-de-Giraud dépend administrativement de la commune d'Arles.

Les habitants de Salin-de-Giraud ont formulé à six reprises une demande d'autonomie communale : en 1904, 1945, 1947, 1971, 1982 puis 2001. Cette dernière demande, conduite par le député-maire des Saintes-Maries-de-la-Mer, Roland Chassain, n'a pas plus abouti que les précédentes, et Salin-de-Giraud est resté rattaché à Arles.

Par lettre en date du 15 février 2007, Brice Hortefeux, Ministre délégué aux Collectivités territoriales, se déclarait pourtant favorable à l'émancipation administrative de Salin-de-Giraud par rapport à la ville d'Arles. Dès 2008, Salin-de-Giraud aurait pu devenir la 120e commune des Bouches-du-Rhône, et se classer au 7e rang national des communes les plus étendues territorialement.

Mais le maire d'Arles Hervé Schiavetti, le conseil municipal d'Arles, commune de tutelle, le conseil général des Bouches-du-Rhône et son président Jean-Noël Guérini, le maire de Marseille Jean-Claude Gaudin, et le président de région et ancien maire d'Arles Michel Vauzelle, se sont tous prononcés contre la scission avec Arles.

Le préfet de région Michel Sappin a finalement rejeté la demande de création de la commune de Salin-de-Giraud, arguant de « l'absence de consensus » ainsi que de la « situation préoccupante » du budget de la future commune. Autre argument, « la démarche serait préjudiciable à la cohérence de la politique de préservation » menée par le Parc naturel régional de Camargue.

source : wikipedia

 

Bon geocaching !

Additional Hints (Decrypt)

Cnaarnh [pas de crayon]

Decryption Key

A|B|C|D|E|F|G|H|I|J|K|L|M
-------------------------
N|O|P|Q|R|S|T|U|V|W|X|Y|Z

(letter above equals below, and vice versa)



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