Le canton de Vaud (VD) est un canton de Suisse romande dont la capitale est Lausanne. Du bord du lac Léman (372 m) au sommet des Diablerets (3 210 m) en passant par le plateau suisse, son territoire est varié. D'une superficie de 3 212,1 km2, il occupe la majeure partie de l’ouest de la Suisse. Ses frontières s’étendent du milieu du lac Léman, jusqu'à une partie du lac de Neuchâtel, ainsi qu'une partie du lac de Morat.
Le "Pays de Vaud", ancien nom de la région avant de devenir en 1798 "Canton du Léman", puis en 1803 le "Canton de Vaud" est constitué, au 31 décembre 2014 de 318 communes.

Jorat-Mézières :
La commune de Jorat-Mézières est issue de la fusion des communes de Mézières, Carrouge et Ferlens au 1er juillet 2016 . Elle se situe dans le Jorat.
Sa superficie est de 1107 ha et sa population de 2590 habitants.
Historique
CARROUGE
Des vestiges de l'époque romaine ... Les restes de poteries et des pièces de monnaies indiquent que ce lieu était déjà habité dès l'ère romaine. Au Moyen-Age, la terre de Carrouge faisait partie de la seigneurie de Vulliens, propriété de la famille noble de ce nom. En 1282, Jean de Vulliens est seigneur de Carrouge et Ropraz (archives communales de Ropraz). Après la conquête du Pays de Vaud par les Bernois, c'est la famille de Graffenried qui acquiert la seigneurie de Carrouge en 1634 et fait construire en 1709 la chapelle. Enfin, Bernard de Diesbach en devient propriétaire en 1769 jusqu'à la révolution de 1798.
Des conflits de frontières sont consignés au cours des siècles dans les archives*, notamment en 1569 avec la commune de Ropraz concernant l'exploitation des pâturages et la coupe de bois. La commune de Carrouge en appelle à la Haute Chambre du Pays de Savoie, à Berne. Deux juges ordonnent alors «que les deux seigneuries se séparent par le fil de l'eau (de la Bressonnaz) mais qu'une partie du territoire limitrophe devrait rester en commun», sentence confirmée en 1718. « s’il arrive que le bétail de l'un ou de l'autre, excepté les cochons, aille de son propre mouvement sur le terrain de l'autre, les prédites communes ne pourront pas réciproquement se gager». Ces droits seront abandonnés en 1762 par la commune de Ropraz à la commune de Carrouge «moyennant la somme de trente-trois écus petits, payable à la Saint-Jean prochaine». Les différends entre le seigneur et ses sujets sont également fréquents, ainsi en 1671, un procès oppose les communiers de Mézières au seigneur de Carrouge au sujet des corvées de cure.
FERLENS
En 1180, Ferlens s'écrivait Fellens. Sous la domination bernoise, la dîme de Servion-Ferlens se partageait entre le Château d'Oron , les chartreuses de la Part-Dieu et M. Crousaz de Corsier.
Autrefois, Ferlens ne formait qu'une seule commune avec Servion , mais suite à de nombreux différents, notamment sur le partage des bois, Ferlens adressa une pétition au Conseil d'Etat demandant la séparation des 2 bourgs. Le 3 juin 1816, le Grand Conseil décida le partage, mais il ne devint effectif qu'en 1820. Tous les biens communaux : forêts, champs, haies, caisse à graviers, furent partagés en fonction de la population de chacune des deux nouvelles commune. Tous les ressortissants de l'ancienne commune ont dû choisir pour toujours leur bourgeoisie dans l'un ou l'autre village. C'est ainsi que Servion se retrouva avec 835 âmes et Ferlens avec 377 inconditionnels.
MEZIERES
Les plus anciens vestiges datent de l'âge du bronze et sont une villa gallo-romaine et une nécropole du haut Moyen Age. On trouve une mention de "Paganus de Maseres" en 1161.
Le Moyen Age est marqué dès 1370 par deux coseigneurs, les de Vulliens et les d'Estavayer. Suivront les de Blonay auxquels succéderont vers 1540 les Lenzbourg, puis les Meyer, les Du Moulin, les de Graffenried, les de Diesbach et les Cerjats. Ces deux dernières familles étaient encore présentes en coseigneurage à Mézières en 1798.
De 1536 à janvier 1798, les habitants de Mézières et du Jorat, comme ceux de l'ensemble du futur canton de Vaud, deviennent "loyaux sujets de LL EE de Berne". L'autorité est exercée par le Bailli de Moudon, mais les coseigneurs de l'époque restent propriétaires de leurs biens.
La présence bernoise, d'autre part, permit - mais pas avant 1700 - de mettre fin à l'insécurité des routes qui traversaient les bois du Jorat, routes infestées de brigands qui rançonnaient et n'hésitaient pas à tuer les voyageurs qui les empruntaient.
Mézières fut l'un des théâtre des exploits des brigands du Jorat; vers 1550, Félix Platter et deux autres étudiants, obligés de coucher à Mézières, "dans une méchante auberge", ne durent leur salut qu'à leur fuite pendant la nuit et à l'ivresse des brigands. A la fin du XVIIIe siècle, la noblesse ne dédaignait pas de tenir auberge.
A l'occasion du Centenaire vaudois en 1903, une pièce de théâtre intitulée "La Dîme", par M. René Morax, fut jouée avec un très grand succès à Mézières par des acteurs de la contrée. Le succès de cette pièce suggéra l'idée de construire à Mézières un théâtre qui serait destiné à mettre à la portée du grand public diverses manifestations de l'art dramatique et musical, avec la collaboration, autant que possible, des habitants de la contrée. Cette initiative fut appuyée par la faveur du public et par les plus hautes personnalités artistiques et littéraires de la Suisse et de l'étranger. Une société par actions se constitua, qui construisit "le Théâtre du Jorat", tout en bois, avec plancher incliné, 1'200 places assises et tous les locaux accessoires. L’inauguration eu lieu le 9 mai 1908.
En 1899 est fondée la Compagnie des chemins de fers (électriques) du Jorat. Les travaux commencent l'année suivante et se terminent en novembre 1902 par l'ouverture de la ligne La Sallaz-Moudon. Entre ces deux localités se situera l'importante gare de Mézières qui emploiera jusqu'à 20 employés. En 1963, les autobus remplaceront les trams.
L'ouverture du chemin de fer Lausanne-Moudon en 1902 et la fondation du Théâtre du Jorat ont contribué à faire connaître et apprécier cette région intéressante du pays, jusqu'alors un peu ignorée.
Source : site de la commune
La cache :
Elle se situe sur la commune de l’ex-Mézières vers les anciennes grottes de molasse.
Les grottes du Pendens :
Entre Mézières et Les Cullayes, près de la source du ruisseau «Le Carrouge», au lieu-dit Le Pendens, les anciennes carrières de molasse s’ouvrent dans une falaise de quelques centaines de mètres. La veine de molasse verdâtre a été
exploitée durant plusieurs siècles. Selon les archives, la chaire du Temple de
Mézières datée de 1712 provient des carrières du Pendens, de même que
quantité de pieds de taille, linteaux de portes et fourneaux à molasse.
D’après un ancien méziérois, les carrières de molasse du Pendens auraient été exploitées jusqu’en 1922.
Bon géocaching !