Bienvenue devant une Façade Modern Style de Toulouse. Vous êtes actuellement non loin de la place Capitole, face à l’hôtel Crowne Plaza.
Vous trouverez sur internet des informations supplémentaires quant à ce lieu, mais voici un peu d'histoire concernant cette façade toute particulière (extraits de Toulouse, secret et insolite - Les trésors cachés de la ville rose, de C. Clément et S. Ruiz).
À l’entrée de la rue Gambetta, la belle ordonnance néo-classique de la place du Capitole se pare soudain, à la hauteur des dernières arcades, du charme fantasque de la Belle Époque. La brique disparaît sous l’exubérance d’un décor où courent une végétation nerveuse et un réseau de lignes courbes se terminant en « coup de fouet », caractéristiques du Modern Style. Né dans les années 1890, appelé aussi Art Nouveau, ce mouvement, rejetant l’académisme au profit d’une ornementation inspirée de la nature, s’est vu affublé de sobriquets parfois peu flatteurs, tels que « style nouille » en France ou « style fioriture » et même « style ténia » en Allemagne.
Au début du XXe siècle, Toulouse conserve encore un goût très classique ou bien préfère l’éclectisme du néo-médiéval, c’est pourquoi les réalisations Modern Style sont peu nombreuses*. Cette façade était celle de la plus ancienne librairie connue à Toulouse, fondée en 1817 par Jean-Louis Ginet. De génération en génération, la boutique n’est jamais sortie de la famille. Spécialisée en littérature et en histoire, puis en livres scolaires, elle fut connue jusque dans les années 1990 sous le nom de librairie Vivès par nombre de lecteurs et d’écoliers du lycée Fermat. L’audacieuse fantaisie florale de sa devanture, où la sève irradie le moindre rameau, n’évoque-t-elle pas à sa manière le savoir nourricier dispensé par les livres ? La rénovation a été effectuée en 1996 pour la chaîne hôtelière qui acheta l’ensemble. Une belle polychromie en vert, jaune et rose met en valeur tous les détails, parmi lesquels on distingue même une rangée de petits artichauts… à croquer.
* On remarquera le balcon de l’immeuble au 4, rue Jean-Suau, situé à quelques dizaines de mètres de l’hôtel Crowne Plaza, ou la maison du 34, rue Sainte-Philomène (quartier Pont des Demoiselles), ornée de céramiques bleue.
(source Toulouse, secret et insolite - Les trésors cachés de la ville rose, C. Clément et S. Ruiz)
Afin d'assurer la pérennité de cette cache, replacez-la bien où vous l'avez trouvée, et surtout, restez discret (beaucoup de Moldus dans ces rues piétonnes, un restaurant à côté, des « squatteurs », c’est du quasi-log-suicide). Bon Géocaching !