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CEUX DE 14 - Les Tranchées Traditional Cache

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Brezelour: N'étant plus dans le secteur et ne pouvant donc plus assurer une maintenance régulière, j'archive cette cache et je laisse la place, avec grand plaisir, à d'autres poseurs !
Bon geocaching à tous et toutes !

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Hidden : 10/16/2018
Difficulty:
1.5 out of 5
Terrain:
2 out of 5

Size: Size:   micro (micro)

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Geocache Description:


LES TRANCHEES

 

« Cette tranchée toute neuve était ourlée de terre fraîche, comme une fosse commune. C’était peut-être pour gagner du temps qu’on nous y avait mis vivant » Roland DORGELES / Les Croix de Bois – avant l’attaque 1915

 

 

Lors de la Grande Guerre, les soldats soumis aux énormes puissances de feu de l'ennemi creusent spontanément des trous pour s'y abriter.

Dans un premier temps, les tranchées ne sont que la réunification des trous individuels mis en relation les uns avec les autres afin de pouvoir communiquer. Elles sont remplies de soldats côte à côte, ce qui mène à de lourdes pertes du fait des tirs d'artillerie. Ces premières tranchées se transforment alors rapidement en un réseau de plus en plus complexe pouvant résister à la fois aux bombardements d'artillerie et aux assauts de l'infanterie. Les abris enterrés deviennent la priorité.

L'espace entre les tranchées connu sous le nom de no man's land dépend du champ de bataille. Les tranchées ont généralement une profondeur de 3 mètres. Elles ne sont jamais en ligne droite, mais creusées en zigzag pour éviter les tirs en enfilade et réduire les effets d'un obus tombant dans la tranchée. Cela signifie qu'un soldat ne peut voir à plus de 9 m. Selon le manuel de construction britannique, il faut 6 heures à 450 hommes pour construire une tranchée de 250 mètres. Les tranchées sont reliées entre elles par des boyaux. La bande de terre sur le côté de la tranchée face à l'ennemi, appelée le parapet, possède des ouvertures destinées au tir. Le monticule de l'autre côté de la tranchée, appelé le parados, protège la tranchée des obus tombant derrière elle. Les murs de la tranchée sont souvent renforcés par des sacs de sable, des planches de bois ou un grillage. Le fond de la tranchée est communément recouvert de caillebotis pour éviter de marcher dans la boue.

 

 

Seules les unités d'infanterie montent aux tranchées, avec les artilleurs de crapouillots, des éléments du génie, quelques observateurs d'artillerie et des unités « d'élite ». Même en première ligne, un bataillon typique n'engage le combat qu'une poignée de fois dans l'année que ce soit de manière offensive ou défensive. Les unités « d'élite » sont les soldats qui mènent le plus grand nombre de combats à travers les tranchées.

En revanche les conditions de vie sont précaires. Les difficultés de ravitaillement en premières lignes sont très importantes : La nourriture doit être portée par des corvées qui viennent des cuisines roulantes installées quelques kilomètres en arrière et arrive souvent froide et gâtée par la boue, la soif est plus impérieuse que la faim (2 litres par homme), et les soldats doivent, en cas de non ravitaillement, boire dans des mares creusées par les trous d’obus.

Le sommeil est un véritable problème, il n’y a pas d’abri en première ligne et les conditions dans les autres lignes sont précaires.

Pour se passer le temps les poilus, jouent aux cartes, fabriquent de l’artisanat de tranchées avec des douilles, des obus… Tout en attendant le courrier et bien sur les prochaines permissions.

 

 

À cause de la boue, des rats, des poux de corps, des mouches, des excréments, de la proximité des cadavres ou des amis et ennemis qui agonisent parfois durant des jours à quelques mètres des tranchées, l'air vicié des abris ou pollué par les gaz chimiques, la fumée et les vapeurs émises par les armes et munitions, les incendies... la (sur)vie dans les tranchées de 1914-1918 est particulièrement difficile et cela provoque de nombreuses séquelles psychologiques et sanitaires pour les soldats de la Grande Guerre.

Les services de santé sont primitifs et les antibiotiques n'existent pas encore. Des blessures relativement légères peuvent provoquer la mort si elles s'infectent ou si la gangrène s'installe. Les éclats d'obus multiplient les risques d'infection en souillant la plaie. Le souffle des explosions provoque souvent des blessures. De plus, le bombardement incessant et la peur d'être mutilé peuvent induire chez certains soldats des troubles psychologiques alors qualifiés d'obusite mais que l'on assimile aujourd'hui au Trouble de stress post-traumatique. Des infections et gangrènes du pied, dites Trench foot sont fréquentes chez les soldats qui portent durant des semaines des chaussettes et chaussures mouillées. Les maladies prélèvent un lourd tribut parmi les soldats. Les conditions sanitaires dans les tranchées sont plutôt mauvaises, d'où les cas de dysenterie, de typhus et de choléra. De nombreux soldats souffrent des maladies véhiculées par les parasites comme les poux. Le manque d'hygiène mène également à des infections fongiques comme la bouche de tranchée ou le pied de tranchée. L'autre danger est l'hypothermie car les températures peuvent descendre bien en dessous de zéro durant l'hiver.

Enterrer les morts est un luxe qu'aucun des deux camps ne peut s'offrir. Les cadavres dans le no man's land y restent jusqu'à ce que le front se déplace. Ces cadavres sont souvent rendus méconnaissables. Environ 700 000 combattants ne seront pas retrouvés, soit qu'ils seront littéralement désintégrés par les explosions, soit qu'ils seront enfouis par les retombées de terres soulevées par les explosions. Le front est également jonché de dizaines de milliers de cadavres d'animaux. De nos jours encore, des squelettes continuent d'être retrouvés lors du labour des champs ou lors de travaux.

 

 

À de nombreuses reprises durant la guerre, principalement au début, des trêves plus ou moins officielles sont organisées pour que les blessés puissent être sortis du no man's land et que les morts soient enterrés. Généralement, les officiers supérieurs ne tolèrent aucun relâchement de l'offensive pour des raisons humanitaires et ordonnent aux soldats de tirer sur les brancardiers et les infirmiers. Des cas de trêves plus avancées ont lieu principalement lors de la Noël 1914.

Additional Hints (Decrypt)

Nh frva qh zhyvg-oenapurYn pnpur snvgr "znvfba" z'n cevf qh grzcf qnaf fn snoevpngvba, zrepv q'ninapr q'l snver nggragvba !

Decryption Key

A|B|C|D|E|F|G|H|I|J|K|L|M
-------------------------
N|O|P|Q|R|S|T|U|V|W|X|Y|Z

(letter above equals below, and vice versa)