En présence de l’ambassadeur d’Inde et de nombreuses personnalités, une plaque commémorative en hommage aux travailleurs de l’Indian Labour Corps a été inaugurée le 22 septembre 2018 au cimetière d’Azelot.
Quand nous voyons dans le ciel les parachutistes évoluer, il est bon de se souvenir que le terrain d’aviation aujourd’hui à leur disposition et la route départementale D 115 qui y mène ont été construits, dans la sueur et le sang, par 800 hommes venus du bout du monde entre octobre 1917 et mai 1918.
Ils appartenaient à l’Indian Labour Corps composés d’unités non combattantes de l’armée indienne engagée dans ce conflit mondial parce que l’Inde faisait partie de l’empire britannique. Nombre d’entre eux, originaires de régions chaudes, ont mal supporté les rigueurs de notre climat et beaucoup ont succombé des suites de maladie. Le travail était colossal : il fallait assécher cette zone marécageuse et la terrasser avec des outils rudimentaires.
Le terrain d’aviation d’Azelot est né de la volonté de l’armée Anglaise de bombarder l’Allemagne. A cette fin, elle a négocié avec la France la construction d’aérodromes en Lorraine pour qu’ils servent de base à ses escadrilles. Celui-ci est le seul encore en service aujourd’hui. Quatre hommes (ils étaient hindouistes comme l’indique l’inscription en sanscrit au haut des stèles) ont perdu la vie entre le 21 février et le 6 mai 1918 et sont inhumés dans le cimetière d’Azelot, juste devant le mur qui longe la route qu’ils ont contribué à construire. Derrière leurs tombes, on peut voir la plaque commémorative.
Petite multi pour respecter le repos de ces gens.
Pour trouver les coordonnées finales, relever les matricules inscrits sur les tombes de ces soldats.
ABC = le matricule de B P
DEF = le matricule de J H
GHI = le matricule de J
JKLM = le matricule de S H
Le final : N : HL° AI, K(B/A)D
E : M° C(I-C), G(L/K)E
L’excellent travail effectué par des élèves du lycée Varoquaux est à l’origine de cette manifestation et vous pouvez en trouver tous les résultats sur leur blog (https://dnlhistoire.blogspot.com/).