ATTENTION: Si vous comptez résoudre la cache mystère finale, il est nécessaire de prendre note de l'indice (nombre) inscrit sur la 1ère page du logbook qui est également la réponse à la question ci-dessous.
QUESTION: Combien de cours d'eau traversent Aisemont ?
LES COURS D'EAU
Aisemont est arrosé par la Biesme et le Sec-Ry ; il convient aussi de citer pour être précis « le Ry des Trois Fontaines ». Le tout se rattache au bassin hydrographique de la Sambre, rivière qui est elle-même affluent de la Meuse.
LA BIESME
La Biesme est ce ruisseau qui coule dans la vallée, au sud de la localité et qui, capricieusement, fixe les limites d’Aisemont et de Vitrival. Au sud-ouest de la localité, il détermine la limite entre Aisemont et Le Roux. Ce cours d’eau prend sa source aux étangs du Vivier à Bambois-Fosses (Lac de Bambois), traverse Fosses-la-Ville (voûté dans la traversée du centre), arrose Aisemont, Vitrival, Le Roux, Falisolle et Arsimont, avant de se jeter dans la Sambre à Auvelais, au lieu-dit « Pont-à-Biesme ».
Les affluents de la Biesme sont : à Fosses-la-Ville : la Rosière et le Ry des Chapelains ; à Vitrival : les Rys de Les Dsiettes, du Trè-ko, dèl Bouverie, Enette, D’Djiraux et de Laide-Céry ; au Roux : le ruisseau de l’Aite ; à Aisemont : (à la limite de Falisolle) le Sec-Ry ; à Falisolle : le Ry des Trois Fontaines.
L’origine du nom « Biesme » est déterminée comme suit : deux chemins anté-romains se croisaient sur le territoire actuel de Fosses-la-Ville : celui de Bavay à Namur, et celui de Dinant à Malines. Non loin du carrefour, coulait l’antique Biberona, aux rives peuplées de castors (Biberona : mot celtique, formé de « biber » = castor, et de « ona » := eau, courant, fontaine)... Sous les Celtes, le territoire fossois portait le nom de « Biberona » d’après l’antique appellation de la Biesme.
« Biberona » évolua en « Bebrona » (« Bébr » : corruption celtique de «biber», introduite au cours des âges dans le langage des Celtes) puis, en « Berverna » (on trouve Bebrona au Vllme siècle, Beverna du Xllme au XlIIme siècle ; Bervenne, Bevene, Bievene dès le XlIIme siècle ; et enfin, Bieme, Byeme, Biemme et Biesme ou Bies-mes à partir du XVIIIme siècle.
Plus tard, « Beverna » fut le nom exclusif du cours d’eau, tandis que «Bebrona» servit à désigner la localité (Fosses-lja-Ville). En effet, le plus ancien document relatif à la vie de St Feuillen, rapporte que ce moine irlandais vint fonder un monastère dans un bourg appelé « Bebrona », nom tiré de la rivière qui y coule (écrit à la fin du Vllme siècle probablement par un moine irlandais établi à Nivelles. Il s’agit de l’Additamentum Nivialense de Fuilano, ou supplément nivellois à la vie de Saint Fury, en ce qui concerne Saint Feuillen).
Le ruisseau des castors
Il s’ensuit, si nous nous en rapportons à une étude de G. Roland, dans « Annales du Cercle Archéologique d’Enghien », que nous pouvons dire que les lieux et rivières appelés du nom de Biesme, ou sous une forme similaire, seraient des lieux ou des ruisseaux qui servaient d’habitat aux castors lorsque ces petits mammifères peuplaient nos régions. Les castors ayant déserté notre pays, le ruisseau en a néanmoins gardé le nom qui en rappelle le souvenir.
C’est aussi l’opinion de nombreux auteurs, dont Ernest Gravy (Histoire de Presles) ; Joseph Noël et Maurice Noël (Le Castor dans l’Etymologie des Lieux-dits) ; Jean Romain (Fosses, son passé, son folklore) et André Spineux (Histoire et Folklore de Vitrival).
La transformation, ou plutôt la suppression du « r » des formes Beverna et Beverne, s’est effectuée sous l’influence de la langue romane, pour devenir Bevene et Bievene. La suppression du « r » dans l’idiome wallon est d’ailleurs courante dans des mots tels que terne, verne, borne, qui deviennent tienne, vienne, bon’ne.
Si l’étymologie de la Biesme est ainsi établie péremptoirement, il convient de noter, à titre de simple curiosité, les autres dénominations données occasionnellement à ce ruisseau. Dans sa « Notice Historique sur la ville de Fosse », publiée en 1858, Karis attribue à la Biesme, le nom de « Fuette ». Touchant de très près à ce vocable, ou le reprenant, certaines cartes d’Etat-major en usage pendant la première guerre mondiale portent la mention « Fluette », nom qui est utilisé erronément par des milieux de la pêche à la truite, notamment par la société de Falisolle.
Sur la carte de Gaillot publiée en 1749, on trouve la mention «ruisseau de St-Remy », mais la même carte mentionne « Pont-à-Biesme » à l’endroit où le ruisseau se jette dans la Sambre.
D’autre part, certains documents du cadastre, ou des cartes, font encore mention des dénominations suivantes : « ruisseau de Fosse», Biesme de Fosse» et « Ry des Bas-Monts». Cette dernière mention est particulièrement usitée par les habitants de Vitrival. A Falisolle, certains appellent la Biesme, le « Bî », vocable qui peut, à la fois, être une déformation, ou, une abréviation de Biesme ou de Bief.
La Biesme est un ruisseau à truites. Certaines années, les phryganes, collées aux pierres moussues rongées par le courant, sont abondantes. Les phryganes qui, à l’état adulte, ont l’aspect de certains papillons de nuit, sont des larves aquatiques au corps mou, enfermées dans des fourreaux, et dont les truites sont avides. On les nomme communément «hommes de bois», « casets » ou «portes-bois».
LE SEC-RY
Comme son nom l’indique, le ruisseau du Sec-Ry est souvent à sec. Il faut quelques pluies abondantes se succédant pour que, l’été cet humble ruisseau veuille bien débiter de l’eau. Par contre, lors d’hivers pluvieux ou de fonte de neiges abondantes, il arrive que le Sec-Ry débite une masse d’eau assez importante que pour inonder les terrains riverains.
Le Sec-Ry prend sa source sur le territoire de Fosses-la-Ville (Nèvremont), au lieu-dit : « Aux Eumonts ». Il pénètre sur Aisemont, entre le Poteau d’Ham et le Potage ; il sinue ensuite dans le creux sis sous la Couture et, après être passé au sud de la ferme Hanus, il entre dans un paysage raviné pour se jeter ensuite dans la Biesme.
La faune du Sec-Ry est uniquement composée par des lézards que l’on peut voir, durant les mois de canicules, folâtrer dans les hautes herbes ou se chauffer le ventre au soleil, sur une pierre pa-tinée par les temps.
LE RY DES TROIS FONTAINES
Le Ry des Trois Fontaines constitue le trop plein de fontaines ou sources et, à vrai dire, n’est qu’un vague creux humide où l’eau coule lorsque les pluies sont continues en période hivernale. Ce Ry marque les limites entre Aisemont et Falisolle sur une bonne partie de son cours.