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UBE - La maison des Justes Burlon-Artaud

A cache by kevdesvin Send Message to Owner Message this owner
Hidden : 08/28/2019
Difficulty:
4.5 out of 5
Terrain:
1.5 out of 5

Size: Size:   micro (micro)

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Geocache Description:


La famille Burlon-Artaud a sauvé 2 enfants juifs (et notamment David Korn) pendant la 2nd guerre mondiale... mais où cette famille habitait-elle ?

Les coordonnées à trouver ne sont pas les coordonnées finales. Je vous invite à passer par le checker pour obtenir les coordonnées finales.

La description est suffisante pour résoudre l'énigme, mais si cette histoire vous intéresse, vous trouverez bien d'autres informations aux Archives Municipales de Meylan.

Blog Yadvashem p. 104. Partager les Mémoires de David Korn

Lundi 19 janvier 2009

Séparé pour toujours de sa Mère à Rivesaltes,
alors que son Père était à Buchenwald,
seuls des Justes l'ont sauvé...

 


- "Mes parents habitaient rue de la Caserne à Bruxelles et mon père exerçait la profession de casquetier. Quand éclate la guerre, il est décidé de nous évacuer en France, ma mère et moi. Hélas, alors que nous avons pris le train, nous sommes arrêtés à la frontière française. Nous avons été ensuite enfermés dans deux camps successifs - dont Gurs - avant de nous retrouver derrière les barbelés de Rivesaltes.

Né en avril 1936, mes souvenirs ne sont pas toujours précis quant à ce triste voyage. Il n'empêche que pendant de longues années, m'ont poursuivi des cauchemars avec des trains...
Nous sommes arrivés à Rivesaltes dans un état lamentable. Nous vivions dans des baraques insalubres, dans le froid et recevions peu de nourriture, juste assez pour ne pas crever. Les enfants allaient au réfectoire, et je me souviens très bien que je cachais un peu de pain pour ma mère, dans ma culotte.

 

 "La seule photo de ma mère dont je dispose, est celle prise, miraculeusement, au camp de Rivesaltes le 19 novembre 1941, et qui m'a été remise après la guerre, par Mme Rosenberg qui était, comme ma mère et moi, internée dans ce cloaque. Je suppose que ce cliché - dont il est pour le moins curieux qu'il puisse avoir été pris dans de telles conditions -, le fut par un Républicain espagnol. Ces derniers nous avaient précédés dans ce "camp de la honte".

La copie de cette photo se trouve au musée de la Shoah, à Washington. Il suffit de taper sur GOOGLE : "David Korn with his mother".

 

 

J'ai eu la chance d'être évacué de ce camp, le 25 avril 1942, et pris en charge par l'OSE (2) et les EEIF (3) puis caché, à partir de 1943, dans une famille française, à Meylan, près de Grenoble, jusqu'à la fin de guerre. Le déclic de mon sauvetage a été l'invasion de la Zone dite "libre" par les Allemands. Quand les Allemands ont commencé à occuper le sud de la France, il a fallu évacuer et planquer les enfants dans des familles chrétiennes, des fermes, des orphelinats, des couvents, etc. Certains ont réussi à se réfugier en Suisse, en Espagne. Mais ce n'était pas chose facile. Certains passeurs, après avoir reçu de l'argent, laissaient les familles dans la nature ou les dénonçaient carrément à la Gestapo.

Heureusement, beaucoup ont fait preuve de courage et ont pris des risques énormes.

Tous, nous avons été drillés pendant des heures, car il fallait changer de nom, de date de naissance et certains devaient même se faire passer pour orphelins, et beaucoup l'étaient déjà sans le savoir.
J'ai reçu alors comme fausse identité celle de Daniel Chapon. On veillait alors à ce que les initiales de la nouvelle identité correspondent à celles d'origine. Donc D pour David puis pour Daniel. Par contre, difficile en Français de trouver un K comme Korn d'où le C de Chapon."

 

Groupe d'enfants à leur départ de Rivesaltes le 24 avril 1942. Sous l'étoile : David Korn (Arch. D. K.). DR.

"Nous étions quinze à quitter Rivesaltes à quitter Rivesaltes, et je m'en souviens comme si c'était hier. Nous sommes montés dans un camion ouvert, et ma mère me faisait des grands signes. C'était un moment pénible et j'avais l'impression d'être seul dans ce camion.
Sur la photo, je suis le troisième en partant de la gauche dans la rangée du haut, avec une petite casquette et le col de la capotte fermée jusqu'au cou. Le cinquième, est un garçon d'origine Allemande, Bobichon (Milton Einhorn).

Nous avons eu la chance d'avoir été pris en charge par les EIF et l'OSE. Que sont devenus les treize autres ? Je n'ose y penser. Pendant le trajet qui devait me mener à Meylan, chez les gens qui avaient accepté de me cacher, la personne qui m'accompagnait, me demandait sans cesse : Comment tu t'appelles, où est-tu né, d'où viens-tu ? Il fallait que je réponde correctement sans hésiter.

Arrivée à Meylan

En arrivant chez nos protecteurs, Monsieur André Burlon-Artaud, me demande gentiment : Comment t'appelles-tu ? J'étais tellement ému que d'une petite voix je lui ai répondu : - David Korn. Il me repose la question, car il n'avait pas entendu ma réponse, et d'une voix plus forte, je lui ai dit : - Daniel Chapon.

Souvent, en souriant il me demandait : - Mais quel est ton nom ? Et jamais il ne l'a su. Ces gens étaient fantastiques avec nous, et nous considéraient comme leurs enfants. Il fallait une sacrée dose de courage pour faire ce qu'ils ont fait, car ils prenaient des risques considérables. Je ne me souviens pas d'avoir eu faim à aucun moment. Pour mes huit ans, j'ai reçu un cadeau d'anniversaire ; c'était un petit cheval en bois, sur des roulettes. Un cadeau à cette époque, c'était presque impensable. Chaque année depuis lors, je pense à ce cadeau !

Et puis, la libération est arrivée. La famille Burlon-Artaud est repartie à Grenoble et ils m'ont confié à la grand-mère, où je suis resté encore quelques temps. Finalement, une jeune femme est venue me rechercher et je me suis retrouvé à Moissac, chez les EIF. Nous étions en 1945. Mon père, survivant de Buchenwald, est venu me rechercher en septembre 1945, et nous sommes repartis en Belgique. C'est à cette époque que j'ai compris que ma mère ne reviendrait pas. Pour moi, la guerre n'était pas finie… Mais ceci est une autre histoire

Je pensais souvent à ces braves gens qui m'avaient caché et protégé de la barbarie nazie. Ne connaissant que le prénom du fils et ne me souvenant plus du nom de ces gens, ni du nom de l'endroit, il m'a fallu des années de recherches.

Au mois de mars 2002, j'ai d'abord retrouvé Ralph, le garçon juif, de quatre ans mon aîné, qui était caché avec moi, et avec son aide, j'ai localisé plus de 80 "Burlon."Après plusieurs essais, je suis tombé sur un Georges Burlon-Artaud. En m'excusant de le déranger, je lui ai demandé si par hasard il ne serait pas la personne que je cherchais, et il m'a répondu : - Tu es Daniel Chapon... Nous pleurions tous les deux. Il nous était impossible de parler. Le lendemain, un peu calmé, je lui ai dit combien j'étais triste de ne pas avoir eu la chance de revoir ses parents, qui malheureusement étaient décédés. Je n'oublierai jamais sa réponse :

- David, mes parents nous disaient toujours, "Ont-ils retrouvé leurs parents ?".

Le 10 avril 2005, Le Comité Français pour Yad Vashem a organisé une cérémonie en hommage à nos sauveurs : André et Angèle Burlon-Artaud. Les médailles et diplômes de "Justes parmi les Nations" leurs ont été décernés, malheureusement à titre posthume.
Ralph et moi, nous considérons Georges Burlon-Artaud comme un frère !"

Aprés des années de recherches, Bobichon et moi, nous nous sommes retrouvés l'année dernière, et il est venu des USA. Nous nous sommes ainsi retrouvés après plus de soixante-trois ans. Nous sommes partis avec quelques anciens, faire un pèlerinage à Moissac. Ce furent des moments très intenses. Sa mère et la mienne ont été déportées le 11 septembre 1942 (4), dans le même convoi, le n°31, et gazées à l'arrivée à Auschwitz, le 13 septembre 1942."

 

Photo prise en 1944 à Meylan.

A gauche : Ralph Meier (Robert Manier).

Au milieu : David Korn (Daniel Chapon).

A droite : Georges Burlon-Artaud, le fils des Justes

chez qui nous étions cachés. (Arch. D. Korn, DR).

 

 

Même site à côté de la maison des Justes

 André et Angèle Burlon-Artaud. Mais en 2002.

 A gauche : Ralph Meier(Robert Manier).

Au centre : David Korn (Daniel Chapon)

et à gauche : Georges Burlon-Artaud.


Notes :

(1) Plus particulièrement dans le contexte de la Shoah, les historiens ne retrouvent comme traces des vies massacrées que des fiches, des papiers pelures, des formulaires de diverses administrations, des registres, parfois des courriers, plus rarement encore des photos.
Aussi la moindre rencontre, chaque écoute, tout travail de mémoire avec des rescapés représentent-ils des moments comment dire ? De... "grâce", si les lecteurs le comprennent. Et souvent ces moments se prolongent-ils, s'intensifient-ils...
A titre personnel et pour ne citer que quelques noms, il y a, il y aura toujours Eva Fastag, les Grün, les Hanegbi-Praport, les Helfer, Rachel Kamienker et toute sa famille, les Koganovitsch, Rob Kremer, Jacques Lévy, les Papierbuch, les Peretz, les Reicher, Maxime Steinberg, les Szuster, Martine van Coevorden...
Et David Korn. Qu'il soit remercié pour avoir, en toute confiance, confié à ce blog quelques parcelles de ses souvenirs.

(2) OSE : l'Oeuvre de Secours aux Enfants a été créée en 1912 à St-Pétersbourg pour les juifs défavorisés. Au cours de la Seconde guerre mondiale, l'OSE est très courageusement intervenue dans des camps pour tenter d'en sortir des enfants promis à la mort. Dès 1943, cette Oeuvre organisa un réseau clandestin qui arracha à la Shoah plus de 5.000 enfants.
A la libération, l'OSE assura de par surcroît la prise en charge de plus de 2000 orphelins de parents victimes de l'antisémitisme.
Lire : Sabine Zeitoun, L'Oeuvre de Secours aux Enfants sous l'occupation en France, Ed. L'Harmattan, Paris, 2000, 221 p.

(3) Le mouvement des Eclaireuses - Eclaireurs Israélites de France remonte à 1923. En 1939, 2.500 membres se répartissaient entre Paris, l'Alsace-Lorraine, Lyon, Marseilles et l'Afrique du Nord.

(4) Citée dans la note 1, Rachel Kamienker ajoute : "La mère de Monsieur Korn était dans le même convoi que ma tante Yetti Teitelbaum-Kamienker partie aussi le 11 septembre 1942."

 

Témoignages recueillis par les Archives Municipales de Meylan

 

Après un certain temps, où David Korn a vécu en allant de l’avant, il s’est marié, a eu des enfants et a travaillé à partir de l’âge de 15 ans, il s’est dit qu’il était temps de rechercher les personnes qui l’avaient accueilli.

« Je me suis dit qu’il fallait que je retrouve la famille qui m’avait caché entre 1943 et 1945.

Je ne me rappelais pas grand-chose, j’avais entre 6 et 8 ans. Je me souvenais que la maison, à l’écart du village se situait dans la plaine de Grenoble, parce que je me rappelle le bruit et les explosions de 1944, lors de la Libération de la ville. Je me rappelais des prénoms, de Georges, André et Angèle, du nom de l’autre enfant « Ralph Meyer » mais je croyais qu’il s’agissait de son « nom de guerre ».

Donc, je me suis rapproché d’un organisme et pendant plusieurs années, j’ai cherché. En 2002, une personne m’a dit qu’elle pouvait me mettre en contact avec un homme appelé Ralph Meyer, et j’ai retrouvé l’autre enfant qui était caché avec moi. Etant plus grand moi, il avait d’autres souvenirs, le nom de famille « Burlon », la commune de Meylan.

Nous avons donc continué les recherches ».

 

Concernant le choix de faire reconnaître le couple Burlon-Artaud comme « Juste parmis les Nations », David Korn me dit :

« Pour faire reconnaître une personne comme « Juste » il faut établir un dossier. Il faut deux témoins qui puissent dire que la ou les personnes ont effectivement caché un ou plusieurs enfants pendant l’Occupation. Il a fallu un an pour faire aboutir cette enquête. Et en avril 2005, nous avons organisé une cérémonie. D’ordinaire, la cérémonie a lieu à la mairie de la ville où vivent les Justes, mais les Burlon-Artaud étant décédés, et enterrés à Rives-sur-Fure, la ville natale d’André et non dans la ville où avait eu lieu les événements, il a été décidé de faire la cérémonie à Charavines, commune proche de Rives, puis de nous rendre ensuite sur la tombe d’Angèle et d’André pour un dernier hommage.

Nous avons fait une belle cérémonie, et Georges et sa soeur Pierrette [née après la guerre], ont reçu le diplôme et la médaille du Yad Vashem, à titre posthume. 

Depuis cette période je suis en contact avec les deux, et c'est fantastique. Il a fallu plus de 58 ans avant de nous retrouver ».

 

 

 Diplôme des Justes (G.Burlon)

 

André et Angèle (don H. Pras)

Georges Burlon-Artaud ne vit plus à Meylan. Contacté d’abord par téléphone puis rencontré, voilà ce qu’il a transmis aux Archives Municipales de Meylan :

 

« J’ai vécu à Meylan de 1933 à 1951. Quand je suis arrivé je n’avais que quelques mois.

Mon père était natif de Rives-sur-Fure et ma mère, quoique née à Grenoble, avait vécu à Renage (à côté de Rives). Mes parents avaient pratiqué de nombreux métiers, ils avaient travaillé en usine, « fait des saisons » notamment dans le Vercors, et en 1933, ils se sont installés comme homme et femme d’entretien dans une propriété de Meylan. Il faut dire que les propriétaires des clos ne vivaient pas toute l’année à Meylan ; ils avaient un appartement à Grenoble et ne venaient à la maison de campagne que quelques mois par an. Mes parents ont donc été les fermiers, jardiniers, bonne et cuisiniers d’une première puis d’une deuxième famille à Meylan pendant quelques années.

Ils continuaient à « faire des saisons » dans l’hôtellerie, dans le Vercors, et pendant ce temps, je restais chez ma grand-mère Vial, la maman de maman, à Meylan.

 

Quelques mois avant la guerre, mes parents se sont installés en location, comme maraîchers dans la plaine, chemin de la Taillat. Ils cultivaient des légumes qu’ils allaient vendre sur les marchés de Grenoble, élevaient quelques lapins et des poules. Sans doute nous n’étions pas riches, comme la plupart de nos voisins d’ailleurs, mais nous avions de quoi nous nourrir ».

Mes parents étaient très appréciés. Mon père rendait des services aux voisins, lors des récoltes, des moissons ou autre. L’entraide existait.

Les quelques maisons autour de la maison étaient occupées par des fermiers.

 

En 1939, mon père a été mobilisé. Il est allé dans les Hautes-Alpes. Il est rentré en 1940.

 

« Je ne sais pas comment mes parents sont entrés en contact avec l’association qui cachait des enfants. Je ne me rappelle pas leur arrivée. Je sais que c’est mon père qui a insisté pour accueillir les garçons à la maison. Après quand ils étaient là, c’est surtout ma mère qui s’occupait d’eux. Mes parents n’étaient pas particulièrement croyants.

Quand les deux enfants sont arrivés en 1943, je les ai tout de suite considérés comme des frères. »

 

« Pour avoir de l’argent, mes parents faisait des « extras » chez les autres pour les repas de fêtes, comme les mariages, les communions. Ils étaient bons cuisiniers. Je me rappelle une fois, on me l’a raconté parce que moi je ne me rendais pas compte à l’époque, donc, une fois pendant la guerre, mes parents préparaient un repas dans une maison au dessus du Clos des Capucins, dans le Haut-Meylan. Ils étaient en train de préparer un grand repas quand un ami vient les prévenir que les Allemands patrouillaient dans la plaine. Mes parents ont eu très peur et sans plus attendre, ils sont descendus à pied jusqu’à la maison pour nous dire d’être sage et de rester dans la maison. Rassurés, ils sont remontés jusqu’à la cuisine. En arrivant un gigot avait disparu. Ils étaient embêtés. Sans doute un maraudeur. Les gens avaient faim ».

 

« Tous les jours, nous montions à l’école à pied. On remontait le chemin de la Taillat jusqu’à la gare du tramway [aujourd’hui : le rond-point du lycée], puis on prenait le chemin qui s’appelle aujourd’hui chemin de l’ancienne mairie. L’école était à la place de la bibliothèque du Haut-Meylan. ça faisait une trotte. Ma grand-mère habitait dans le village. Elle aussi s’occupait de nous ».

« Il y avait parfois des patrouilles d’Allemands, je ne m’en souviens pas bien ».

 

« Je ne me rappelle pas ce que nous disions au sujet de l’arrivée des garçons à la maison. Etaient-ils réfugiés, des cousins, des amis, je ne sais plus. Ils ne sont pas inscrits sur le registre des cartes de ravitaillement car il ne fallait pas attirer l’attention sur eux. L’association qui les avait placés chez nous donnait une petite somme d’argent à mes parents. Avec les légumes, les lapins et les poules, nous avions de quoi nous nourrir ».

 

« La Libération de Grenoble et celle de Meylan, je m’en souviens. C’était en été. Avec mon père on est parti du bas du chemin de la Taillat avec les voisins et on est remonté jusqu’à la gare du tramway en faisant un défilé. C’était la joie ».

 

« Tout de suite après la Libération, l’association est venue chercher Robert / Ralph, le garçon qui avait mon âge. Daniel / David est allé chez ma grand-mère, et mes parents et moi nous sommes partis chez un oncle à Montargis [dans le Loiret, à 120 km au sud de Paris]. Quand on est revenu, Daniel / David était parti. Je ne sais pas pourquoi nous sommes partis ».

 

« Après la guerre, mes parents ont laissé la vie de maraîchers. Ma mère a pris en gérance le café des Cyclotouristes, à la Détourbe, à côté de Montbonnot, et mon père a été facteur puis représentant de commerce.

En 1947, mes parents ont eu une petite fille, Pierrette. Et en 1951, nous sommes partis de Meylan. Mes parents ont travaillé dans l’hôtellerie puis mon père a travaillé en usine. Ma sœur est restée chez ma grand-mère.

Nous avions des tantes à Meylan, c’est peut-être pour cela que mes parents se sont installés à Meylan, auprès de ma grand-mère qui vivait près de mes tantes ».

 

« Nous n’avons plus parlé de cette période. Parfois, ma mère disait bien « j’espère qu’ils ont pu retrouver leurs parents », je me disais qu’elle aurait aimé les revoir, mais cela n’a pas été possible. Ils sont morts, à Rives-sur-Fure.

 

En 2002, quand j’ai reçu un appel de Belgique, j’ai tout de suite reconnu Daniel / David. Nous étions très émus. Je lui ai appris le décès de mes parents et la naissance de ma sœur. Depuis, nous nous contactons souvent. »

 

« Je n’en sais pas s’il y avait d’autres enfants cachés à Meylan ».

 

 

Tableau peint en 1950 par un locataire de la famille Achard. Le peintre s’est installé sur le pont où les enfants se sont fait photographier. (Dont Achard). La maison est derrière nous.

Additional Hints (Decrypt)

N y'nvqr qr yn qrfpevcgvba ergebhire y'rzcynprzrag qr yn znvfba (ryyr rkvfgr rapber) rg erafrvtare nccebkvzngvirzrag yrf pbbeqbaaérf qnaf yr purpxre.

Decryption Key

A|B|C|D|E|F|G|H|I|J|K|L|M
-------------------------
N|O|P|Q|R|S|T|U|V|W|X|Y|Z

(letter above equals below, and vice versa)



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