Cette cache vous permettra de découvrir le village de Courtry (commune de Sivry-Courtry).
Asseyez-vous sur le banc, à votre gauche, le château, derrière vous la chapelle et un peu plus loin à droite le colombier et découvrez l'histoire des lieux :
CHATEAU DE COURTRY
En 1656, les Escoubleau de Sourdis vendent la seigneurie de Maincy à Nicolas Fouquet, surintendant de Louis XIV, qui y construit le château de Vaux-le-Vicomte. Le château et les terres de Courtry sont vendus à leur tour en 1777 à César Gabriel de Choiseul, duc de Praslin. Celui-ci y fait construire ce corps de bâtiment d'architecture classique, attenant à la seule aile restant du château du XVIe siècle. Les ouvertures de la façade surmontées du fronton triangulaire précèdent un hall d'entrée au dallage du XVIIIe siècle. La toiture est ornée d'un épi de faitage, d'une colombe et d'une girouette à tête de dragon. Pendant la Révolution, une des salles du château sert de mairie. À la mort d'Edgar de Choiseul-Praslin, en 1887, le château passe aux mains de son gendre, le comte de Pimodan, puis, plus tard, à la Baronne d'Overschie. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il est occupé par les Allemands, qui y établissent une Kommandantur. En 1980, des boiseries, des cheminées et leurs plaques du XVIIIe siècle sont démontées et vendues par un marchand de biens, alors propriétaire. Celui-ci revend le château, acquis en copropriété en 1983 et en partie restauré.
CHAPELLE SAINT-LAURENT XIIe, XIIIe, XVIe et XXe siècles
De plan rectangulaire, la chapelle possède un chevet droit, orienté sud-est, et éclairé par trois lancettes et un oculus.
Elle est le vestige de l’ancienne église Saint-Laurent, fondée par Milon de Melun et son fils Pierre, seigneurs du lieu. L’édifice initial n’est sans doute achevé qu’au XIIIe siècle.
Lors de la reconstruction du château au XVIe siècle par René Escoubleau, marquis de Sourdis et seigneur de Courtry, l'église est remaniée et décorée.
Au XVIIe siècle, le chœur et la voûte de la nef sont restaurés.
Pendant la révolution, et dès 1 789, l’église est utilisée comme hôtel de ville. En 1 793, les sépultures des seigneurs de Courtry sont violées. Les six cercueils de plomb déposés dans un caveau de l’église, sont ouverts, et le plomb est envoyé à Melun pour y être fondu en balles de calibre pour l’armée révolutionnaire.
Au début du XIXe siècle, l’église de Courtry est dépositaire d’une peinture de Le Brun représentant Marie-Madeleine peinte sous les traits de madame Fouquet, et qui en serait le seul portrait. Exposé dans l’église de Maincy jusqu’à la révolution, ce tableau, caché par un habitant, échappe aux destructions révolutionnaires.
Désaffectée en 1 904, l’église Saint-Laurent passe sous la responsabilité du bureau de bienfaisance de la commune en 1 905, après la séparation de l’Église et de l’État.
Vers 1 91 0, l’édifice endommagé par un incendie est en partie démoli. Le chœur seul est conservé, représentant à peine un tiers de l’ancien bâtiment. Désormais appelé chapelle, celui-ci est vendu au propriétaire du château, le comte de Rarecourt de Pimodan. À cette occasion, le maire fait transférer dans l’église de Sivry une pierre tombale du XIVe siècle et le tableau représentant Marie-Madeleine. Restauré puis exposé dans la mairie, ce tableau a été volé.
La chapelle a été rachetée par la commune en 1 984 et restaurée en 1 989.
A l’extérieur, la statue de la Vierge à l’enfant, au-dessus du portail, date du XVe siècle.
COLOMBIER
Situé sur une place de Courtry, le colombier est une ancienne propriété des seigneurs du lieu. Construit par le marquis de Sourdis, il est semblable, par son architecture, au colombier de la ferme de Mimouche, à Sivry. Son importance témoigne de la puissance seigneuriale des Sourdis et de l'étendue de leur fief. Comportant à l'origine plus de 2400 niches, en partie détruites, il peut en effet abriter plus de 5 000 pigeons au moment des naissances. Les seigneurs élevaient les pigeons au détriment des cultures avoisinantes, consommant les oeufs et les pigeonneaux, et vendant les fientes comme engrais. Les boulins, en terre cuite, forment des sortes de pots oblongs à ouverture circulaire, intégrés dans la maçonnerie. Ils couvraient l'intérieur du colombier à partir de 1,20 mètre au-dessus du sol.