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La bourse ou la vie ! Traditional Cache

Hidden : 7/10/2020
Difficulty:
2 out of 5
Terrain:
2 out of 5

Size: Size:   regular (regular)

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Geocache Description:


L’affaire de la bande des voleurs de Lonzée

« La bourse ou la vie ! », hurle Jean-Joseph Masson, tout en pressant un couteau sur la gorge de Jacques Eloy, un vieillard d’Eghezée, presque nonagénaire. Le pauvre homme renversé sur son lit est ligoté aux bras et aux jambes. Son coffre est brisé et des bourses pleines d’argent sont emportées. Le butin est de plus de 5.000 francs, très grosse somme pour l’époque*.

C’était la nuit du 20 au 21 janvier 1845. Six malfrats dont une femme, Marie-Philippine Dauvin, se retrouvent à Lonzée vers 20h et se dirigent vers Eghezée à travers champs, prairies et marais pour y commettre leur forfait. L’instigatrice en est la femme Dauvin. Celle-ci fait métier de colporteuse de couteaux. Elle s’est présentée chez Eloy le 12 janvier pour proposer sa marchandise. La servante fit emplète d’un petit couteau mais il lui manquait quelque monnaie. Eloy sortit de son coffre une bourse hors de laquelle il donna la monnaie manquante, ce que ne manqua pas de remarquer la femme Dauvin qui en conçut le projet de vol. L’acoquinement avec des membres de sa famille et autres congénères permit de passer rapidement à l’acte.

L’enquête est rondement menée. Des traces de pas partant d’Eghezée aboutissent à deux demeures de Lonzée. Une partie du butin y est découverte. Le pot aux roses complet est rapidement mis à jour: identité des voleurs et parts de butin cachées en divers endroits.

Sept prévenus se retrouvent devant la Cour d’Assises de la province de Namur le 30 mai 1845. A côté des six malfrats ayant participé à l’expédition délictueuse, on retrouve Anne-Josèphe Dauvin, mère de l’instigatrice du vol et de l’un des autres protagonistes. Elle est poursuivie du chef de complicité et de recel.

Les audiences du procès sont relatées par le journal « L’Ami de l’Ordre », ancêtre du journal « Vers l’Avenir ». Le verdict est prononcé le 20 août 1845. Les six prévenus ayant participé à l’opération sont condamnés aux travaux forcés à perpétuité, avec « exposition et flétrissure », Anne-Josèphe Dauvin étant acquittée. Le 22 novembre les six malfrats sont « exposés au carcan » en place publique, enchainés à un poteau avec un collier de fer autour du cou et un écriteau précisant le type de délit. Cruelle épreuve supplémentaire, la flétrissure : ils sont marqués au fer rouge sur l’épaule par les lettres « TP » (pour Travaux à Perpétuité).

Les 5 hommes sont incarcérés à la prison centrale de Gand et la femme à la prison de Namur. Elle y décède en 1851, à 39 ans. Trois hommes décèdent également en prison, tandis que les deux autres sont graciés en 1866 et reviennent à Lonzée.

Source : Claude Dangotte. 2007. L’affaire de la « bande des voleurs de Lonzée » de janvier à novembre 1845. Bull. Cercle Art et Histoire de Gembloux, n°51, pp 1-18.

Claude Dangotte est l’arrière-arrière-arrière-petit-fils de J-J Masson, l’un des protagonistes. 

*Sur la base du prix des céréales en janvier 1845 en province de Liège, 5.000 francs représentent l’équivalent de 31 tonnes de froment, ou 47 tonnes de seigle, ou 87 tonnes d’avoine ! https://journals.openedition.org/histoiremesure/4129

Le salaire moyen d’un journalier agricole en 1846 était de 1,13 fr/h pour un homme et de 0,60 fr/h pour une femme. 5.000 francs représentent donc environ 15 mois de salaire pour un homme et de l'ordre de 2 ans et demi pour une femme travaillant comme ouvriers agricoles. https://www.journalbelgianhistory.be/en/system/files/article_pdf/BTNG-RBHC%2C%2004%2C%201973%2C%201-2%2C%20pp%20171-190.pdf

Le lieu-dit « les sept voleurs »

Comme l’écrit Claude Dangotte, « On peut imaginer les répercutions que cette affaire a dû avoir à Lonzée et dans les villages environnants, d’où sont originaires les protagonistes. Est-ce pour cela que dans les campagnes situées à l’est de Lonzée, se trouve un endroit dénommé « Les sept voleurs » ? … Il serait en tout cas intéressant d’approfondir le sujet. »

Hypothèse très plausible en effet. La carte topographique établie par Vandermaelen entre 1846 et 1854 mentionne ce lieu-dit. L’émotion suscitée localement par un procès d’assises à charge de prévenus que l’on connaît bien ne peut pas avoir échappé aux cartographes lors des relevés de terrain dans la région. Les gens du village ont-ils même indiqué les quelques demeures isolées dans la campagne où auraient vécu certains malfrats ? Pas impossible. Serait-ce là qu’habitaient l’instigatrice du vol, dite la dame Procès (nom de son mari, parti avant les faits), avec son concubin et sa mère ?

Cartes de Vandermaelen, Carte du Dépôt de la Guerre, Cartoweb IGN (source : geoportail.wallonie.be)

Pour rappel, une peu plus de 200 ans auparavant, en 1637, sept femmes de Lonzée furent accusées de sorcellerie devant la haute cour de justice de Gembloux. Deux furent acquittées. Les autres furent exécutées… (voir cache GC792KM). Que nous réservent les prochaines années à Lonzée… 200 ans après le procès de 1845 ?

La cache

Selon la déposition de feu Jacques Eloy, victime du vol à son domicile en 1845, une partie du butin doit toujours se trouver dans la nature. Ses héritiers comptent sur les géocacheurs pour mettre la main sur les pièces d’or, d’argent et de cuivre, et autres couronnes de France et de Brabant ayant appartenu à leur aïeul.

Additional Hints (Decrypt)

Vy cyrher fhe yn obhefr ibyér

Decryption Key

A|B|C|D|E|F|G|H|I|J|K|L|M
-------------------------
N|O|P|Q|R|S|T|U|V|W|X|Y|Z

(letter above equals below, and vice versa)