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Le chant des oiseaux
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LâĂ©tourneau pisote, lâalouette grisole ou turlutte, la caille carcaille ou pituite, le cygne trompette. Vous en voulez encore ? LâĂ©pervier glapit, la cigogne glottore, le colibri zinzinule et lâhirondelle tridule. Le pigeon, lui, roucoule, mais il concourĂšge aussi, tandis que la perruche jabote et que le serin gringotteâŠ
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La richesse du vocabulaire parle dâelle-mĂȘme: le chant est la grande affaire des oiseaux. Pour notre plaisir, puisque la variĂ©tĂ© de leurs timbres et de leurs modulations les sacre champions des vocalises. «Quand une soprano virtuose peut atteindre au plus haut la frĂ©quence de 1500 hertz, les oiseaux parviennent facilement Ă 7000 hertz», salue François Turrian, directeur romand de BirdLife. Mais aussi pour leurs propres besoins. DĂ©limiter le territoire, avertir dâun danger et sĂ©duire pour se reproduire, telles sont les trois principales missions du chant, cri ou gazouillement, caquetage, graillement, huissement, jabotageâŠ.
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A lâimage du merle qui sidĂšre lâoreille, le chant des oiseaux nous donne des ailes. A quoi doit-on cet effet subjuguant ? A la syrinx, [âŠ], un petit organe qui ressemble dâailleurs Ă une tĂȘte dâoiseau et qui se situe Ă la jonction de la trachĂ©e et des bronches. La syrinx a la taille dâun petit pĂ©pin de raisin chez le rossignol, mais elle gonfle au printemps et permet Ă chaque oiseau de sortir des sons stupĂ©fiants grĂące aux membranes tympaniques qui bordent ses cĂŽtĂ©s et qui, selon la contraction des muscles, laissent passer plus ou moins dâair. Les poumons font ensuite caisse de rĂ©sonance et le tout permet ce chant sidĂ©rant dont la beautĂ© vient autant du timbre que de lâimmense capacitĂ© de modulation.
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A lâexception du coucou, dont le coucoulement est basique [âŠ], les chants dâoiseaux sont Ă la fois amples, variĂ©s, capables dâune vaste tessiture. De plus, les oiseaux sont aussi les as de la discrimination des sons. Quand nous percevons 40 sons Ă la seconde, ils peuvent en distinguer jusquâĂ 400! «Ainsi lorsque nous nous pĂąmons devant le turluttement dâune alouette des champs, il y a un nombre incroyable de motifs qui nous Ă©chappent et que seule une autre alouette peut entendre», note lâornithologue. Et, toujours sur le plan anatomique, si le pigeon et la tourterelle roucoulent, câest parce quâils ont un jabot assez dĂ©veloppĂ© qui fait caisse de rĂ©sonance et donne ces sons graves.
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Les grands chanteurs sont les oiseaux qui sont capables de produire des mĂ©lodies variĂ©es. Au contraire, les mĂ©sanges, par exemple, titinent, dit-on, car elles rĂ©pĂštent souvent deux ou trois sons identiques. Dans le trio de tĂȘte, le spĂ©cialiste cite le rouge-gorge, le rossignol et la grive musicienne, qui produisent des notes «trĂšs fines et colorĂ©es». La grive affiche en plus cette vertu, rare, de rĂ©pĂ©ter deux, trois fois un motif et de passer ensuite Ă un autre, en parfaite compositrice.
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Dans la catĂ©gorie des bons chanteurs, François Turrian cite aussi le merle, dont la profondeur du timbre recĂšle un cĂŽtĂ© mĂ©lancolique. Ou la fauvette Ă tĂȘte noire qui fascine avec son volubile babil suivi dâune finale trĂšs flĂ»tĂ©e. Le pinson frappe encore avec sa cascade de notes qui se termine en une roulade. Un peu Ă lâimage du bruant jaune, dont la ritournelle ressemblerait, prononcĂ©e par un bipĂšde douĂ© de parole, Ă cette phrase: «Take a little bread but no cheese.».
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Marie-Pierre Genecand
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Pour rĂ©soudre lâĂ©nigme, il vous faudra tout dâabord identifier les 10 espĂšces dâoiseaux qui chantent au premier plan. Mettez les dans l'ordre alphabĂ©tique et prenez la premiĂšre lettre du nom de chacun d'entre eux bout Ă bout afin de composer le mot Ă entrer dans Certitude... (sous la forme : XXXXXXXXXX)
Cliquez sur l'image ci-dessous
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Lien vers le chant des oiseaux cliquez ici
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