
Calendrier de l'Avent des Géocacheurs de Suisse Romande 2020
En cette année du 20ème anniversaire de la naissance du Géocaching, le Père Noël a décidé de faire patienter les Géocacheurs en parsemant des caches dans toute la Suisse Romande.
La série du calendrier de l'Avent vous permettra de découvrir chaque jour une boîte jusqu'au 24 décembre.

21 décembre

La lanterne du Père Chalande
«Chalande est venu, son bonnet pointu, sa barbe de paille ; cassons les anailles, mangeons du pain blanc, jusqu'à Nouvel an. Il monte dans sachambre, trouve une orange: Il la pluche, il la mange. On l'appelle le petit gourmand. Il descend les escaliers. Il se casse le bout du nez. Il va chez le cordonnier, se fait mettre une pièce au nez. Quand il est malade, il mange la salade. Quand il est guérit, il mange des souris "toutes pouries!!!" ».
S’il est un personnage cher au cœur des Genevois, c'est bien celui de Chalande...
Les anciens se souviennent sûrement, à Genève, en Dauphinée ou en Savoie, du Père Chalande, (ou Chalende), vieillard qui adresse une allocution aux enfants réunis autour de l’arbre de Noël. À Genève, Le Père Chalande distribue les «anailles», des noisettes le soir de Noël.
Mais malgré cette popularité et bien qu'on ait l'impression qu'il s'agisse d'une espèce de Père Noël connu de tous temps, nous sommes très mal renseignés sur ses origines. Il es tmentionné pour la première fois par Gaudy-LeForten 1827, ce qui laisse supposer qu'il s'agit d'une création relativement récente. C’est en fait une version régionale du Père Noël, avant que le nom de ce dernier ne conquière le « marché » francophone.
En arpitan, langue minoritaire de Suisse romande, de Savoie et de Rhône-Alpes, chalande (tsalandè), du latin calendae (calendes, premiers jours du mois romain) signifie Noël.
Dans le dictionnaire savoyard de Constantin et Desormaux de 1902, le chalande est un «personne travestie en vieillard qui adresse une allocution aux enfants réunis autour de l’arbre de Noël ».
Selon des témoignages, on fêtait Chalande avec des oranges, des rissoles (ou r’zules en arpitan savoyard), une bûche creusée et remplie de noix et de châtaignes. Elle était disposée devant la cheminée.

Noël à Genève...
Le mot Noël vient du latin natalis, c'est-à-dire ce qui est relatif à la naissance. Le mot va se transformer pour devenir natale désignant la nativité du Christ, puis nael. Le mot Noël apparaît au XIIe siècle. Par extension, «Noël!» deviendra par la suite, le mot d'acclamation de la foule lors d'un évènement heureux, comme la naissance d'un prince, le mariage ou l'accession au trône d'un souverain, note le dictionnaire de l'Académie française.
La date du 25 décembre a été choisie de manière arbitraire au IVe siècle par le pape de l’époque. Comme souvent, cette fête chrétienne est calquée sur une fête païenne populaire «Sol Invictus» (Le soleil invaincu). Le 25 décembre, les gens fêtaient la nuit la plus longue de l’année. Cette date n’est pas retenue par l’ensemble des Églises chrétiennes. Ainsi, certaines Églises orthodoxes (slaves) fêtent la nativité le 7 janvier.
Au XVIe et au XVIIe siècle, on ne célébrait ni Noël, ni l'Ascension à Genève. Les pasteurs mentionnaient la fête de Noël durant le service religieux si le 25 décembre tombait en semaine mais aucun office spécial n’avait lieu. Au XVIIe siècle, des voix s’élevèrent pour demander à la compagnie des pasteurs qu’une célébration de Noël ait lieu comme dans le Pays de Vaud. Mais le corps pastoral s’y refusa, arguant qu’on ne connaissait pas le jour de la nativité. L’insistance des autorités de la Ville permit de rétablir à la fin du siècle des prédications de Noël dans trois temples. Mais pas question de rendre ce jour férié. Il fallait travailler. En 1730, la compagnie des pasteurs ne s’opposa plus à la célébration de Noël qui perdure jusqu'aujourd'hui. Mais pas de crèche dans les temples.
