Pour ma première cache, j'ai choisi de vous emmener au coeur de notre village.
Voici un extrait du site de notre Mairie:
" Son Eglise au XIIème siècle. C'était un rectangle long de 16m et large de 10, construit en maçonnerie de silex et flanqué de dix contreforts en pieux de grés.
Elle avait une grande porte, celle qui existe encore, dans la pointe, vers le couchant, et deux portes latérales au midi.
Elle était éclairée par dix petites fenêtres en plein cintre placées à 4m au-dessus du sol.
Son clocher était une petite pyramide placée à cheval sur le faîte, à l'extémité, vers le soleil couchant.
Cette église de la plus pure architecture romane, où l'on voit exclusivement du plain cintre: voûte, portail, fenêtres, porte son cachet d'antiquité dans l'adoption de son patron, Saint Martin. Ce saint fut en effet vénéré dans les temps les plus reculés des Gaules.
Au commencement du XVIème siècle, cette première église fut jugée insuffisante pour contenir les fidèles.
En 1516, la petite église, jointe au grand bâtiment, fut édifiée; l'ensemble étant soutenu au milieu par sept piliers de pierre, avec cinq arches de même matière.
Une partie du cimetière fut prise pour l'augmenter et l'ensemble fut béni le 16 novembre 1557, alors que la dédicace de l'église de Broué, par Erard de la Mark, évêque de Chartres datait, elle, de juin 1510.
Après la bataille de Dreux, en 1562 où les Huguenots furent vaincus, de nombreux troubles eurent lieu et le mobilier de l'Eglise de Broué fut en grande partie saccagé. Les vitres de l'église furent cassées, et sans le courage d'une habitante nommée Perrine RICHART qui s'écria : " Au feu! Au feu! eh quoi! messieurs, voulez-vous brusler nos maisons en bruslant ce lieu?", l'église entière et le village auraient été réduits en cendres.
Vers 1583, les horreurs de la peste s'unirent aux horreurs de la guerre. La population fut décimée et le curé Gaultier Bertrand fut atteint par le fléau et en mourut au mois d'octobre.
En 1595, Broué fut occupé par les troupes assiégeantes et traversé par six compagnies qui se rendaient à Berchères.
Ainsi en 1601, la tour fut commencée, et de là continuée jusqu'en 1615, notre clocher ainsi terminé servait de refuge aux habitants en cas de troubles....
En 1614, fut abattu le vieux clocher, devenu inutile, et depuis les travaux d'entretien furent les seuls à déranger la quiétude de ce vieil édifice conservé avec soin par les municipalités successives.
L'actuel clocher a une hauteur dépassant 30 mètres, sa base est un rectangle de 8,5m sur 6, elle est arc-boutée à quatre énormes contreforts en pierre de Vernon. A l'intérieur est un escalier en pierre éclairé par de petites ouvertures, et qui conduit jusqu'au beffroi. Plus haut, sous l'ardoise, l'ascension ne se fait plus qu'au moyen d'échelles de bois.
La première cloche fut fondue en 1657; celle qui se trouve actuellement dans notre clocher date de 1874, sur cette cloche, on lit:
En avril 1874, j'ai été bénite dans l'église de Broué par M.Louis-Eugène THIVAUT, curé de la paroisse, et nommée Jeanne-Marie par M.Georges de Sénarmont, propriétaire au château de Badonville, conseiller à la Cour des Comptes, et par Mme Adrienne-Marie HUBERT, épouse de M.Ferdinand MOREAU, propriétaire au château d'Anet, conseiller général d'Eure et Loir, député à l'Assemblée Nationale, officier de la Légion d'Honneur; M. FROMENTIN Jean, Maire; M.CAMU J uvénal, adjoint:; MM de SENARMONT Georges, PRUNIER Désiré, DAGRON Frédéric, FORFAIT Louis, FRICHOT Jules, ROUSSEAU Eugène, LEGRAND Achille, Egasse Jean-Baptiste, BESNARD Eugène et AUBé Philidor; conseillers municipaux; MM FORFAIT Jean-Baptiste, AUBé Louis, DUCLOS Auguste et LETARTRE Isidore, marguiliers.
Une horloge fut installée sur le clocher en 1770, par le sieur LAVILLE, horloger à Coudres, cette horloge avait la particularité de n'avoir que l'aiguille des heures. Elle resta ainsi jusqu'en 1893, époque à laquelle fut posée l'aiguille des minutes par M. BEAUVIVIER, horloger à Houdan sur un cadran neuf, fait par M.HERMIER, menuisier à Broué. Cette horloge, défectueuse, fut démontée et donnée à l'église d'horlogerie d'Anet.
Durant la dernière guerre, notre clocher subit de gros dommages dus à des bombardements allemands.
La dernière réfection du clocher et la pose du nouveau coq datent de l'automne 1990.
L'essentiel de ces renseignements sur l'histoire de l'église est extrait du "Livre-Journal de Guillaume MAILLET et Tournois de Bonnevallet."