Cette Earthcache remplace celle de Zieubleu, "Marais St-François Marsh (GC23X4W)", qui a été archivée récemment. Afin que l'inscription de votre visite soit acceptée, vous devrez m'envoyer via la messagerie de Géocaching les informations demandées en débutant par le nom de la cache, le GC puis les réponses aux questions qui suivent. NE PAS METTRE LES RÉPONSES SUR LA PAGE DE LA CACHE DANS VOTRE LOG. Vous n'êtes pas obligé d'attendre mon accord pour enregistrer votre trouvaille.
1 - Quel type de sol retrouve-t-on autour du marais? Vous pouvez justifier votre réponse en me décrivant l’environnement et la composition du sol le long du sentier autour du marais (sentier de la Digue et sentier de la tour). Vous pourriez aussi recueillir des indices en parcourant le sentier de l’Estrie.
2 - Aux coordonnées publiées , une photo de vous ou votre GPS avec l'un des panneaux autour du PZ en arriere plan et publiez votre photo avec votre log.
3 - Nommez moi 2 fonctions utiles du marais.
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À 5 minutes du centre-ville de Sherbrooke, le Marais Réal-D.-Carbonneau vous propose de découvrir sa faune et sa flore grâce à ses nombreux aménagements. Ses tours d’observation et ses sentiers sur pilotis vous permettront d’aller là où vous n’avez habituellement pas accès. Ce privilège rend possible l’observation d’un écosystème d’environ 40 hectares avec plus de 50 espèces d’arbres et arbustes, une grande quantité d’oiseaux, d’amphibiens, d’invertébrés, de reptiles et de mammifères. Considéré comme l’une des dernières zones humides d’importance dans les limites de la ville de Sherbrooke, le marais de la rivière Saint-François tendait à s’assécher au fil des ans. La Corporation de gestion CHARMES a donc entrepris la réhabilitation de ce marais en 1995 en collaboration avec des partenaires dont la Ville de Sherbrooke et Canards illimités.
C’est au début de la décennie 1950 que le marais est formé à la suite de l’obstruction d’un ruisseau. À cette époque les rues Saint-François et Lévesque sont achevées et bordent le site des côtés Ouest et Sud respectivement. Le lieu d’enfouissement sanitaire de Sherbrooke débute ses opérations et devient la limite Est du site. Quant à la limite du côté Nord, elle est formée par la sablière Saint-François dont l’exploitation débute également durant la même période. Finalement, le remblayage d’une parcelle de terrain et la construction de l’industrie U.C.L. causent s’accumulation de l’eau et la formation d’un nouveau milieu humide.
Les milieux humides jouent plusieurs rôles importants :
- Jouent un rôle important dans cycle de l'eau;
- Contrôlent l'eau provenant de grandes vagues ou d'inondations;
- Protègent les zones côtières contre l’érosion;
- Filtrent les sédiments et les substances toxiques;
- Procurent un habitat et une source de nourriture à un large éventail d’espèces;
Les milieux humides font aussi partie des habitats les plus productifs au monde. Ils offrent une plus grande diversité d’espèces et un cycle nutritif plus important que plusieurs autres écosystèmes, y compris les forêts pluviales et les récifs coralliens.
Les milieux humides regroupent les écosystèmes au sol saturé d’eau ou inondé pendant une période suffisamment longue pour influencer la nature du sol ou la composition de la végétation. Les sols sont minéraux ou organiques et présentent des indices de mauvaises conditions de drainage. La végétation se compose d’espèces ayant une préférence ou une tolérance à une inondation périodique ou permanente. Les eaux peu profondes, les marais, les marécages et les tourbières sont des types de milieux humides.
La position topographique du milieu humide, les sols, la géologie, les précipitations, la nappe phréatique, ou les eaux de ruissellement sont autant de facteurs importants dans la formation d’un milieu humide. Les sols sont traditionnellement séparés en deux grandes catégories : les sols organiques et les sols minéraux. La distinction est basée sur l’origine principale des composantes du sol. Les sols organiques sont composés en majorité de portions de restes de plantes plus ou moins bien décomposées contenant au moins 30 % de matière organique. Dans les sols minéraux, les horizons sont constitués principalement de sables, de limons et d’argiles.
Le système de classification utilisé pour l’inventaire des milieux humides est basé sur les cinq grandes classes du Système de classification des terres humides du Canada. Les classes de ce système sont : les eaux peu profondes, les marais, les marécages, les tourbières ombrotrophes (bogs) et les tourbières minérotrophes (fens). Les sous-classes prairie humide et tourbière boisée ont été ajoutées aux classes marais et tourbières, car elles étaient suffisamment distinctes pour être identifiables par photo-interprétation.
- Eau peu profonde – Milieu humide dont le niveau d’eau en étiage est inférieur à 2 mètres et comprenant les étangs isolés, de même que la bordure des zones fluviales, riveraines et lacustres. Ces zones font la transition entre les milieux humides normalement saturés d’eau de manière saisonnière et les zones d’eau plus profonde. Il y a présence de plantes aquatiques flottantes ou submergées ainsi que des plantes émergentes dont le couvert fait moins de 25 % de la superficie du milieu.

- Marais – Milieu humide généralement rattaché aux zones fluviales, riveraines et lacustres, dominé par une végétation herbacée (émergente, graminoïde) couvrant plus de 25 % de sa superficie. Les arbustes et les arbres, lorsque présents, couvrent moins de 25 % de la superficie du milieu. La végétation s'organise principalement en fonction du gradient de profondeur de l'eau et de la fréquence des rabattements du niveau d’eau et de la nappe phréatique. Le niveau d’eau, variant selon les marées, les inondations et l’évapotranspiration, fait en sorte que le marais, ou une partie de celui-ci, est inondé de façon permanente, semi-permanente ou temporaire. Généralement sur un sol minéral, organique (tourbe limnique) ou une mixture organo-minérale.

- Prairie humide (sous-classe de marais) – Marais exondé la majeure partie de la saison de croissance et se distinguant par la dominance d’une végétation de type graminoïde, se développant en colonies denses ou continues. Une végétation arbustive et arborescente peut être présente (transition vers un marécage).

- Marécage – Milieu humide souvent riverain, qui est inondé de manière saisonnière, lors des crues, ou caractérisé par une nappe phréatique élevée. On trouve également des marécages isolés qui sont humides de par leur situation topographique, ou alimentés par des résurgences de la nappe phréatique. Ces milieux sont dominés par une végétation ligneuse, arbustive et arborescente, dont le couvert est supérieur à 25 % de la superficie totale. Le sol minéral présente un mauvais drainage ainsi que des signes caractéristiques d’oxydation (mouchetures).

- Tourbière – Milieu humide où la production de matière organique (peu importe la composition des restes végétaux) a prévalu sur sa décomposition. Il en résulte une accumulation naturelle de tourbe qui constitue un sol organique. La tourbière possède un sol mal drainé et la nappe phréatique est au même niveau ou près de la surface du sol. On reconnaît deux grands types de tourbières : ombrotrophe (bog) et minérotrophe (fen), selon leur source d’alimentation en eau. Les sols sont constitués essentiellement de matière organique plus ou moins décomposée atteignant au moins 30 cm d’épaisseur.

- Tourbière ombrotrophe (bog) – Milieu humide ouvert alimenté principalement par les précipitations, qui est faible en éléments nutritifs et plutôt acide. Le bog est dominé par des sphaignes et des éricacées. Certains bogs comportent des mares. Le couvert est la proportion de la surface du milieu humide occupée par la projection au sol du feuillage de l’ensemble des strates de végétation. Comme défini dans le Système canadien de classification des sols. Dont le couvert de la végétation arborescente de plus de 4 m fait moins de 25 % de la superficie totale.
- Tourbière minérotrophe (fen) – Milieu humide généralement ouvert alimenté par les eaux de précipitations et par les eaux d’écoulement (de surface et souterraines). Par conséquent, il est généralement plus riche en éléments nutritifs et moins acide qu’un bog. Les fens se retrouvent souvent dans le bas des pentes et dans les dépressions, longeant les cours d’eau, où il y a une bonne circulation d’eau et de nutriments. La végétation d’un fen varie selon l’humidité du sol et les nutriments qui y sont apportés. Cette dernière est plutôt diversifiée et généralement dominée par un couvert herbacé, notamment de cypéracées ainsi que de bryophytes, d’arbustes et d’arbres.
- Tourbière boisée (sous-classe de tourbière) – Tourbière se distinguant par une végétation arborescente (hauteur supérieure à 4 m) dont le couvert couvre plus de 25 % de la superficie totale. Les tourbières boisées se trouvent souvent en périphérie des bogs ou des fens, ou correspondent à un stade particulier du développement de ces écosystèmes. Les arbres qui les occupent sont généralement adaptés aux mauvaises conditions de drainage et aux sols pauvres.

Réf :
https://www.maraiscarbonneau.com/fr/historique/index.shtml
https://www.donneesquebec.ca/recherche/dataset/eafec419-d67d-449e-a157-d22230314d36/resource/a4d4078a-005f-4eda-904a-f98c635ee4f9/download/classesdemilieuxhumides.pdf
Photos de Canard Illimité Canada et du Ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs du Québec.