
[T13] La multi de Vitrolles

Vitrolles est une commune française située dans le département des Bouches-du-Rhône, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont appelés les Vitrollais.
Située entre le plateau de l'Arbois et l'étang de Berre, Vitrolles est au centre de l'agglomération d'Aix-Marseille. Elle fait partie de la métropole d'Aix-Marseille-Provence et du territoire du Pays d'Aix.
Située sur la rive est de l'étang de Berre, non loin de l'aéroport Marseille-Provence et de la gare d'Aix-en-Provence TGV, Vitrolles est au centre du triangle Salon-de-Provence - Aix-en-Provence - Marseille. Entre l'aéroport et l'autoroute, d'anciens marais salants, les salins du lion, malgré leur petite surface, présentent une grande diversité d'oiseaux observables toute l'année. La ville est longée à l'est et au sud par la Cadière, fleuve côtier qui se jette dans l'étang de Berre.
Vitrolles a connu les remous de l'histoire : occupation romaine, invasions barbares, annexion de la Provence au Royaume de France… Le village médiéval s’est construit au Vème siècle de notre ère. Les documents conservés aux Archives municipales ont permis de reconstituer le passé vitrollais...
Le village médiéval s’est construit au Vème siècle de notre ère au pied du Rocher qui le protégeait du vent. La 1ère mention écrite de Vitrolles apparaît en 994 dans le cartulaire de l'Abbaye de Saint-Victor à Marseille. (Un cartulaire est un recueil de copies d'actes authentiques). Un donateur cède aux moines de Saint-Victor un terrain au lieu-dit “Vitrola”.
Le poète provençal Frédéric Mistral a rapproché le vocable “Vitrola” du latin “vitreola”, limpide. En ancien français, ce même mot signifie « pariétaire », plante qui pousse accrochée aux rochers, comme le village médiéval…
L'évolution du nom de Vitrolles
- 994 : première mention écrite «castrum quod vocatur Vitrola» dans le cartulaire de l’Abbaye de St-Victor à Marseille
- de 1501 à la Révolution : Vitrolles les ou lez Martigues
- 1790-1802 : Vitrolles les ou lez Marignane
- 1918 : proposition du Conseil Municipal d’adopter Vitrolla, refusée par l’autorité préfectorale en 1919
- 1932-1953 : Vitrolles le Roucas
- 1954-1962 : Vitrolles lou Roucas
- 1997-2002 : Vitrolles-en-Provence, appellation officieuse refusée par l’autorité préfectorale
L’histoire de Vitrolles remonte à plusieurs siècles. Les premières traces d’habitation sur le territoire de la commune datent vraisemblablement du IVe siècle avant Jésus-Christ (habitat sous roche). La ville a connu plusieurs périodes : occupation romaine, invasions barbares, annexion de la Provence au Royaume de France…
Vitrolles…
...au cours de la Préhistoire
Vitrolles présente des traces d’occupation dès la Préhistoire (grotte de Baume Canouille). Puis des Salyens, une tribu gauloise, s’installent en oppidum sur l’éperon rocheux situé au nord du Vieux Village, le Castellas.
...au cours de l'Antiquité
Au Ier siècle avant JC, les Romains envahissent la France et la Provence, puis établissent la Pax Romana. Pendant cette période plus paisible, les habitants descendent s’installer vers l’étang de Berre pour l’exploitation du sel, la pêche, et l'agriculture, les plaines étant fertiles.
...au cours du Moyen-âge
Ce n’est que vers le Ve siècle après JC, avec la chute de l’Empire Romain et les invasions barbares, que se développe le village autour du Rocher, entouré de remparts. La seigneurie de Vitrolles appartiendra alors à de grandes familles provençales, parmi lesquelles les Baux, d’Agoult, Maynier d’Oppède.
...au cours du Siècle des Lumières
Après ces périodes troublées, le village sort de ses remparts au XVIIIe siècle pour s’étendre le long des voies principales en direction d’Aix (actuelle rue Vallon des Roses) et de Marseille (actuelle avenue Camille Pelletan). Les derniers seigneurs de Vitrolles (1647-1789) sont les Covet, également seigneurs de Marignane, dont l'une des filles épousa Mirabeau, l'un des acteurs majeurs de la Révolution de 1789.
...au cours du XXe siècle
Jusqu'après la seconde guerre mondiale, Vitrolles n'est qu'un village qui, en 1950, compte 1900 habitants (80% habitent le village). La Ville nouvelle prend forme dans les années 1960 avec la construction des premiers ensembles collectifs, la création de la zone industrielle (1964) et du centre urbain (années 70). De 3 400 habitants en 1962, la ville passe à 22 700 habitants en 1982, pour approcher les 40 000 aujourd'hui.
Les dates marquantes de l'histoire vitrollaise
IVe-IIe siècles avant Jésus-Christ
Présence d’un oppidum salyens, au quartier du Castellas.
Jusqu’au Ve siècle après Jésus-Christ
Période d’occupation romaine. Les oppida disparaissent au profit de l’habitat de plaine: pourtour de l’Etang de Berre et plaine de la Cadière (fouilles du Griffon).
Ve-Xe siècles
Chute de l’Empire Romain et fin de la Pax Romana. S’ensuivent les invasions barbares (Goths, Francs, Sarrasins). La population cherche à se protéger en s’agglomérant autour du Rocher (Roucas en provençal). Le village s’entoure alors de remparts comportant deux portes: Porte Notre-Dame au sud et le Portalet à l’ouest.
Jusqu’en 1110
Vitrolles appartient au comté d’Arles et en partie aux abbés de St-Victor à Marseille.
1110
Vitrolles est placée sous l’égide de la maison des Baux, puissante famille de Provence.
1379
Confiscation de la Ville par la Reine Jeanne, qui la revend pour 3 000 florins à Foulques d’Agout.
1461
De retour dans le domaine comtal, la seigneurie est donnée par le Roi René, comte de Provence, à Jean de la Salle.
1481
La Provence est annexée au Royaume de France.
1531
Jean de la Salle cède Vitrolles à Jean Maynier d’Oppède, premier président du Parlement d’Aix.
1647
La seigneurie passe aux Covet, marquis de Marignane, et ce, jusqu’à la Révolution.
Particularité vitrollaise, les actuels quartiers de la commune ont presque tous conservé leurs noms d’origine : les Pinchinades, la Frescoule, l’Anjoly… Voici la signification de quelques-uns de ces noms de quartiers que l’on retrouve dans les cadastres de 1698, 1720 et 1831 :
- L'Anjoly : dénomination assez récente (XIXème siècle) qui proviendrait d’un très joli enfant prénommé Lange et dont on disait en provençal « Lange joli ». Effectivement, un dénommé Lange Chave (1745-1805) demeurait dans ce quartier appelé à cette époque le Paradou. Aujourd’hui, l’Anjoly est une zone industrielle.
- Les Arénas : lieu plein de sable, en provençal.
- Baume Canouille : du provençal « baumo » grotte et « canoulo » conduite d’eau. Il y avait dans la grotte de Baume Canouille, une petite source.
- Les Baumelles : petite grotte charmante ou agréable, en provençal.
- Les Cadenières : lieu planté de cades, arbrisseau de la famille des genévriers.
- Cadestaux : contraction et altération de la dénomination ancienne qui était Camp d’Estau.
- Castellas : du provençal « castelas » qui signifie vieux château ou château en ruine.
- Caucadis : « qui peut être foulé », en provençal. Avant l’urbanisation du quartier, on voyait des étendues très plates de rocher sur lesquelles les céréales pouvaient être foulées.
- Costes : du provençal « costo » côteau, versant d’une colline.
- Les Crouès : croix, en provençal.
- L'Escaillon : du provençal « escaioun », éclat de roche dans lequel s’est créé un passage.
- Escaillon des Fourches : plusieurs embranchements ou « fourches » partent de là.
- Les Estroublancs : déformation du toponyme original qui était Toros Albos en 1379. Tor est un mot d’origine celte qui veut dire tertre, éminence, hauteur ; Albos vient du latin « albus » blanc. Au cours des siècles, la prononciation s’est altérée : Tours Blancs, Trous Blancs, les Trous Blancs, l’Estroublanc, les Estroublancs.
- Le Jardin des Trois Mares demeure la partie supérieure des Estroublancs (tertre de roche blanche descendant en pente douce vers la zone industrielle qui en a pris le nom). Les Trois Mares bordées d'iris ont été asséchées pour laisser place à un jardin public.
- Ferrage : terrain fertile destiné aux plantes fourragères et par extension, aux céréales.
- Frescoule : du provençal « frescoulo » qui signifie frais, humide, froid.
- Hermes : terrain inculte et abandonné et non Hermès, le dieu grec.
- Pinchinades : du provençal « penchina » peigner, déméler. Dans le ruisseau de l’Infernet, se peignait et se lavait la laine des moutons.
- Plantiers : du provençal « plantié », vigne nouvellement plantée ou terrain planté en arbres fruitiers.
- Pradeaux : du provençal « pradeu », petit pré que l’on ne fauche pas.
- Saint Bourdon : en français Saint Berthulphe, disciple de St Colomban (VIIème). Il y avait encore en 1720 dans ce quartier une chapelle et un cimetière dédiés à ce saint.
- Val d’Ambla : prononciation et orthographe changeantes au cours des ans : Vaudambla, Valdambla, du provençal « vau » qui signifie vallée, et Ambla qui semble être à priori un nom de famille.

LA MULTI

Le principe de cette multi est simple. Quatre photos ont été prises à quatre endroits différents. Je vous donne les coordonnées des quatre lieux. A vous de trouver la photo qui leur correspond.

Au stage 1 :
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si vous trouvez la photo A alors W= 449
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si vous trouvez la photo B alors W= 215
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si vous trouvez la photo C alors W= 256
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si vous trouvez la photo D alors W= 115
Au stage 2 :
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si vous trouvez la photo A alors X= 170
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si vous trouvez la photo B alors X= 144
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si vous trouvez la photo C alors X= 212
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si vous trouvez la photo D alors X= 330
Au stage 3 :
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si vous trouvez la photo A alors Y= 234
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si vous trouvez la photo B alors Y= 126
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si vous trouvez la photo C alors Y= 412
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si vous trouvez la photo D alors Y= 440
Au stage 4 :
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si vous trouvez la photo A alors Z= 301
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si vous trouvez la photo B alors Z= 320
-
si vous trouvez la photo C alors Z= 256
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si vous trouvez la photo D alors Z= 220
Les coordonnées finales sont de la forme :
N 43° 28.W-X et E 005° 14.Y+Z
N'oubliez pas de récupérer l'indice pour la cache BONUS https://coord.info/GCB23H5