Joli Piton Bleu bien isolé au milieu des pâturages à vache, voici une série de 3 pour agrémenter ce sentier. Complétement hors des radars des livres de rando, probablement pour ses 2km de routes goudronnées, il y a tout de même une très jolie portion en sous-bois.
Je vous conseille de réaliser le tour de la Mare à Boue par le Piton Doré et Lepervanche. Il est bien décrit sur le site rando pitons : https://randopitons.re/randonnee/1708-tour-mare-boue-piton-dore-lepervanche. Il fait 6,5km pour environ 2h. La boite est suffisamment grande pour contenir quelques joujoux à échanger, pensez à briefer vos enfants pour qu'ils amènent quelque chose à échanger et maintenir l'intérêt de la cache pour les suivants ^^
Attention : PAS DE STYLO !
Cette micro série est dédiée à trois réunionnaises culottées et cette cache-ci est un hommage à Marie Aline Wuathion (1893–1960). Elle fut la première institutrice et directrice d’école d’origine chinoise à La Réunion, incarnant un symbole fort d’intégration et de résilience dans une société marquée par les barrières ethniques et de genre.

Née à Saint-Denis de La Réunion le 3 août 1893, elle est la fille d’Eugène Wuathion, commerçant chinois originaire de Canton arrivé vers 1888, et de Marie Alexina Taochy, Réunionnaise couturière. Élevée dans un milieu relativement aisé, elle poursuit sa scolarité à l’école Joinville, où elle obtient son certificat d’études primaires, puis son brevet élémentaire en 1910. Elle acquiert la nationalité française en 1914, conformément à la loi de naturalisation de 1889, et décroche son certificat d’aptitude pédagogique en 1922.
Sa carrière débute en 1915 à l’école maternelle du Butor à Saint-Denis. En 1928, elle est affectée à l’école élémentaire mixte de Bagatelle, à Sainte-Suzanne, où elle devient, en 1930, la première institutrice et directrice d’école d’origine chinoise de l’île. Elle se distingue par son engagement envers ses élèves, issus de milieux défavorisés, et par sa volonté de promouvoir l’éducation pour tous.
Cependant, en décembre 1940, sous le régime de Vichy, elle est révoquée de son poste en raison de deux lois discriminatoires : l’une visant les étrangers nés de père non français, l’autre interdisant aux femmes mariées ou en concubinage d’occuper un emploi dans l’administration. Cette double exclusion la contraint à quitter son poste et à retourner vivre à Saint-Denis.
Le 20 décembre 1942, après la libération de La Réunion par les Forces françaises libres, elle est réintégrée dans ses fonctions et reprend la direction de l’école de Bagatelle le 1er février 1943. Elle y reste jusqu’à sa retraite en 1949, laissant le souvenir d’une éducatrice dévouée et respectée.
En 1952, elle épouse Michel Paniandy, un propriétaire terrien d’origine indienne, mais il décède quelques jours après leur mariage. Marie Aline Wuathion s’éteint en 1960 à Saint-Denis, où elle est inhumée aux côtés de son père au cimetière de l’Est.
Son héritage perdure : en 2017, l’école maternelle de Bagatelle a été renommée en son honneur, témoignant de l’impact durable de son engagement dans l’éducation réunionnaise.