Située à 5 km au nord de Compiègne, cette commune de 1 050 habitants a une superficie de 1 040 hectares, dont trois quarts de terres agricoles (coteaux ouest). Elle est traversée par une petite rivière, l’Aronde, et couvre, à l’est, une partie du mont Ganelon, point de vigie stratégique dès l’époque gauloise. De 1881 à 1942, elle a bénéficié d’une gare sur la ligne de chemin de fer de Compiègne à Roye.
Coudun existe au moins depuis le VIIe siècle (une charte de 638 indique que le roi Dagobert donne le village à l’abbaye de Saint-Denis). En 877, les terres sont données par Charles le Chauve à l’abbaye Saint-Corneille de Compiègne, lors de sa fondation.
Coudun fut, au Moyen Âge, le siège d’une seigneurie dont deux titulaires (Raoul et son fils Jean) occupèrent des fonctions importantes dans l’entourage royal entre 1350 et 1415.
Coudun, qui dépendait du diocèse de Beauvais, était le chef-lieu d’un doyenné, qui comprenait une collégiale, 34 cures, 26 chapellenies et 3 prieurés. Deux paroisses se partageaient le bourg : Saint-Hilaire, à qui est consacrée l’église actuelle, et Notre-Dame, dont l’église a disparu et où était implanté le château. Saint-Hilaire, construction complexe remontant essentiellement au XIIe siècle, est l’un des rares édifices romans complets et intacts de la région.
Lors de la création du département de l’Oise, en 1790, Coudun, qui faisait partie de l’élection de Compiègne et de la généralité de Paris, devient le chef-lieu d’un canton du district de Compiègne. Puis, en 1801, elle intègre le canton de Ressons-sur-Matz, et, en 2015, celui d’Estrées-Saint-Denis.