Le Street Art
Le street art ou art urbain est un mouvement artistique contemporain qui regroupe toutes les formes d’art réalisées dans la rue, où dans des endroits publics. Il englobe diverses techniques telles que le graffiti rapide sur mur, la réclame, le pochoir, la mosaïque, le sticker, l'affichage, voire le yarn bombing (techniques utilisant du fil) ou les installations. C'est principalement un art éphémère vu par un large public. Les fresques murales sont parfois des solutions alternatives pour limiter les tags sauvages.
Le graffe est associé à la culture hip-hop, un mouvement apparu dans les années 1970 à New York, mais aussi dans le même temps à Los Angelès, à Philadelphie Le hip-hop, c’est une culture de masse, une culture populaire, un état d’esprit, des expressions artistiques rassemblées autour de trois pôles : musical (rap, ragga, …), corporel (break dance, smurf, hype, …), graphique (tag, graffe), le tout englobé dans un culture urbaine (mode de vie, langage, mode vestimentaire, état d’esprit, économie ...). Par ailleurs, le graffe (on écrit aussi graff', graf', il n’y a pas de règles établies) appartient au mouvement graffiti (du mot italien graffiti signifiant « dessin gravé », qui vient du verbe italien « graffiare » qui veut dire graver). Si à l’origine le graffiti est surtout composé de tags qui apparaissent de manière compétitive sur les véhicules de transports urbains, les artistes graffiti furent obligés de changer de cible et se tournèrent vers la peinture murale. En France, le graffiti connaît de multiples techniques picturales.
A l’instar ce qui a été réalisé dans d’autres communes de l’agglomération lorientaise, Quéven et Hennebont, par exemple, la municipalité de Caudan a entrepris depuis 2021 l’embellissement des postes de distribution. La réalisation de ces fresques a été conjointement financée par la commune avec le soutien de la Caisse d’Allocations familiales., d’Enedis et de Morbihan énergies. Chaque projet réuni des adolescents de l’espace jeunes, avec l’aide d’un graffeur professionnel.
Jean Moulin
Telle la fresque réalisée durant l’été 2024. A cette occasion, cinq adolescents de l’Espace jeunes ont participé à la mise en peinture du transformateur, à raison de cinq séances de deux heures sur une semaine, avec le graffeur professionnel François Kernen, alias Ezra. Pour cette rue, aménagée il y a environ une quarantaine d’années, le décor met à l’honneur cette grande figure contemporaine de l’histoire de France.

Jean Moulin naquît le 21 juin 1899 à Béziers où son père était professeur d’histoire. A dix-huit ans, après ses classiques, il entame des études de droit mais à l’Armistice du 11 Novembre 1918, il se trouve comme sergent sur le front d’Alsace.
La guerre finie, il entre dans l’administration et devient en 1929, à 30 ans, le plus jeune sous-préfet de France En 1930, il arrive à Châteaulin où il reste jusqu’en 1933. En juin 1940, préfet de Chartres, durant l’avance allemande, il refuse de signer aux occupants un document qui accable les troupes venues d’Afrique Noire. Torturé, mis en prison, il tente de se suicider en se tranchant la gorge avec les vitres brisées de sa prison. Il est sauvé et porte toujours, pour cacher sa blessure un foulard noir. Entré dans la Résistance, il sera Max, Rex, Régis, Caporal Mercier.
En Angleterre où il va rejoindre le Général de Gaulle, il se voit confier la mission de revenir sur le Continent pour y organiser la Résistance. Il est parachuté le 1er janvier 1942, près de Marseille. Le 22 octobre le général de Gaulle le nomme président du du Conseil National de la Résistance (CNR) afin de d’assurer la coordination des différents mouvements de la Résistance.

C’est le 21 juin 1943, lors d’une réunion à Caluire, près de Lyon, qu’il est trahi, livré à l’ennemi, torturé et d’après les documents allemands, il serait mort le 8 juillet 1943, en gare de Metz. Il avait 44 ans.
Ses cendres ont été transférées au Panthéon le 19 dé cembre 1964, saluées par le discours pathétique d’André Malraux : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… ».
Soyez discret !