Cotonnades et indiennes
Une cotonnade est une étoffe fabriquée avec de la fibre de coton. Une indienne est une cotonnade, peinte ou imprimée, à motif floral. Au sens premier du terme, une indienne est une cotonnade imprimée et pinceautée, réalisée en Inde, généralement dans les régions du Gujarat, du Kreala, de la côte de Coromandel et du Bengale.
Le terme générique « indiennes » désigne les pièces de textiles importées des Indes par les compagnies de commerce à monopole fondées au 17e siècle. Il ne rend compte ni de la variété de la production ni de la diversité de l’utilisation de ces toiles imprimées qui envahissent les pays européens à l’époque moderne. Il est ensuite utilisé pour nommer une production de fac-similés européens qui finit par trouver son propre style.
A l’origine des indiennes, il s’agit d’une production artisanale et millénaire. La fabrication de ces indiennes repose sur l’utilisation de sels métalliques (mordants) qui, imprimés à la planche de bois sur la toile, ont la propriété de fixer la matière colorante sur la fibre de coton lorsque le tissu est plongé dans un bain de teinture.. Cette maîtrise des procédés chimiques donne naissance à une palette de couleurs riches et brillantes, où dominent les rouges de garance et les bleus de l’indigo.
Contexte historique
Dans les années 1650, les tissus de coton imprimés appelés « Indiennes » se répandent en Europe et en France, avec l’intensification du commerce entre Orient et Occident. Ces étoffes légères aux décors colorés et variés, encouragent le goût des Européens pour l’exotisme et les Compagnies des Indes n’ont aucun mal à écouler leurs considérables cargaisons de toiles en provenance d’Inde
Les indiennes plaisent par leur fraîcheur, à une époque habituée aux lourdes soieries, aux lainages et aux toiles de lin. Elles illuminent aussi bien l’habillement qu’elles ornent l’ameublement intérieur avec des motifs riches.
Des ateliers d'indiennage ouvrent dans les pays européens, en Angleterre, en Hollande, en Suisse … En France, l'importation et la fabrication des toiles de coton imprimées connaissent un tel succès que les métiers lyonnais de la soie et les manufactures royales de laine s'insurgent contre la forte concurrence de cette nouvelle activité. En octobre 1686, un Arrêt du Conseil d'État du Roi prohibe les « toiles de coton peintes aux Indes ou contrefaites dans le royaume ». Louis XIV et Colbert veulent protéger les manufactures textiles françaises : il est désormais interdit d'importer ou de fabriquer des Indiennes.
Le pouvoir monarchique échoue à enrayer ce véritable phénomène de mode qui va, pour la première fois, concerner toutes les classes sociales. Les femmes comme les hommes veulent porter des vêtements en indiennes ! La prohibition encourage une très forte contrebande. Des ateliers d'indiennage existent dans le royaume pendant la période de prohibition, à Marseille, Le Havre, Rouen, Paris, Angers, Orange par exemple, mais ils ne peuvent vendre leur production qu'à l'étranger.
En octobre 1759, la prohibition est levée. Les manufactures se multiplient. L'indiennage s'implante sur l'ensemble du territoire : la France compte environ cent-dix fabriques d'Indiennes en 1785 et vingt-quatre à Mulhouse. Les indiennes feront la renommée de la manufacture Oberkampf à Jouy.
Percale
La percale est un tissu de fil coton très fin serré à plat. Il est fabriqué à partir de fibres de coton peignées et est tissé de manière très serrée. Ce qui lui confère une texture lisse, douce et soyeuse.
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