Eglise Saint Pierre aux liens de Mépieu
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L'église actuelle date de 1854, d'après les plans des architectes Riondet et Calloud. Le bâtiment est de style néo-gothique. Les vitraux sur lesquels sont représentés le Christ, la Vierge et les 12 Apôtres ont été réalisés en 1856 par Moullot.
Il existait déjà un édifice antérieur, mentionné en 1255, dont il reste le chevet de la chapelle des seigneurs de Mépieu, voûté en cul de four, actuelle sacristie, l'abside qui fait suite à la base du clocher primitif dont il était prévu le réhaussement. Les fenêtres du chœur ont été modifiées au XVème siècle. Le portail de forme ogival est surmonté d'une serlienne. Le fronton abrite une niche ornée d'une statue de la Vierge à l'Enfant
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Le 7 octobre 2007, la cérémonie de consécration du nouvel autel de l’église de Mépieu par Monseigneur de Kérimel, évêque de Grenoble, a couronné la restauration de ce bâtiment.
Restauration de grande ampleur puisque du sol à la pointe du clocher, l’église a fait peau neuve. Les murs ont été refaits « à pierre vue » à l’extérieur, et partiellement repris à la chaux à l’intérieur. Le carrelage de la nef et des chapelles latérales a été restauré à l’identique et un sas d’entrée de grande dimension, en boiserie vitrée, a remplacé l‘ancien, de modeste facture. Quant aux vitraux, ils ont, soit retrouvé une nouvelle jeunesse, soit été recréés dans le style des anciens. Enfin, une peinture aux tons chauds et un nouvel éclairage mettent en valeur l’intérieur de l‘édifice, notamment les tableaux du chemin de croix désormais éclairés par des spots.
Le nouvel autel, en pierre de la région, a pu être acheté grâce à une souscription auprès des particuliers.
L’église de Mépieu n’a pas toujours eu autant de chance. Son histoire a commencé probablement au XIIIème siècle, et les divers documents qui nous sont parvenus depuis, révèlent le mauvais état chronique du bâtiment. Mauvais état signalé dès le XIVème siècle, et auquel il était difficile de remédier par manque de moyens. La paroisse de Mépieu, trop pauvre, ne pouvait lutter contre les méfaits du temps.
Au XIXème, on estime qu’il est indispensable d’agir, et, paroisse et municipalité vont se mobiliser pour arriver, non sans mal, à construire une nouvelle église, tout en conservant une partie de l‘ancienne.