
Anne
Stillman-McCormick, originaire d'une riche famille
new-yorkaise, se mariait en 1901 avec James Alexander
Stillman. Ce dernier possédait aussi une fortune considérable,
mais ne faisait pas partie, contrairement à son épouse, du
cercle des grandes familles aristocratiques américaines. Ce
mariage permettra donc à monsieur Stillman, fils du président
de la National City Bank, et possédant l'une des fortunes les
plus importantes des États-Unis, d'accéder au groupe des
«nobles» américains.
Jusqu'ici,
tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Mais le réservé
Stillman savait-il qu'il venait d'épouser une femme libertaire et
aventurière qui, au lieu de se conformer aux règles de bonne
conduite de l'époque, préférait pratiquer le patin à roulettes dans
Central Park? Dans les premières années de leur mariage, ils eurent
trois enfants: Anne, James et Alexander. Puis, Madame prit
l'habitude d'échapper aux mondanités en se réfugiant à Grande-Anse,
dans son immense domaine aux abords de la rivière Saint-Maurice.
Elle découvrit ce site enchanteur en descendant la rivière en
canot, seule avec un guide indien. Ce jeune Mohawk de vingt-deux
ans allait bouleverser la vie de Madame, défrayer la chronique
pendant plus de cinq ans et nourrir, aujourd'hui, les talents de
raconteuse d'histoire de Louise Lacoursière!
C'est qu'en
1918, vingt-quatre mois après cette première rencontre, Madame
accouche de son quatrième enfant. Monsieur Stillman l'accuse
aussitôt d'infidélité, bien que Madame soutienne qu'il en est le
père! La suite de cette saga fit la une de tous les grands
quotidiens d'Amérique et même d'Europe! Et toute cette histoire
allait attirer l'attention sur un domaine perdu dans un des plus
beaux coins de la rivière Saint-Maurice.
Celle que
l'on appelait, dans le coin, la «Reine de la Mauricie». Comme tout
conte, l'histoire se termine bien. Après un long divorce, la Reine
des bois se mariera avec Fowler McCormick, laissant planer pour
toujours le mystère de sa relation amoureuse avec l'Indien du coin.
Mais si elle demeura discrète sur ses aventures avec son guide en
forêt, elle affirma avec passion, tout au long de sa vie, son amour
indéfectible pour ce coin de pays sauvage, à une trentaine de
kilomètres de La Tuque.
Ses dernières paroles
ont été: <<Ramenez-moi au Canada.>> prononcées le
25 mai 1969 au États-Unis.
Le 13 juillet 1969, lors d’une cérémonie commémorative
réunissant quelques centaines de parents, de notables et d’employés
à Grande-Anse, l’urne contenant les cendres d’Anne a été déposée
dans une niche creusée à la dynamite dans le granit, puis murée.
Cette plaque de bronze conçue par Fowler McCormick recouvrait
l’entrée de la niche. Elle témoigne de son affection, en dépit de
leur profond différend.
Le 27 novembre 2003, la Commission de toponymie du Québec a
nommé ce lieu <<Rocher Anne McCormick>> N47 05.281 W072
55.001
Aujourd'hui la plaque a disparu mais son emplacement est
toujours bien visible.
Contenu de départ: gratteux pour le PAT, couteau, petit
oiseau, lampe de poche, dé, tournevis, indien, grenouille en étain,
petit chien, efface, carnet de bord, crayon, aiguisoire.
Bonus: Un geocoin "ANNE'S USA GEOCOIN" virtuel (faire un
"DISCOVED IT") le traking number se trouve dans le carnet de bord.
De cette manière le logo américain restera sur cette cache en
mémoire de cette américaine au grand coeur.
Stationnement: N47 05.315 W072 55.100 (pour une
voiture seulement)


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source: http://www.louise_lacoursiere.ecc.qc.ca/


